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Une hydrolienne bientôt immergée dans la Loire

Dernière mise à jour le lundi 12 août 2013

Article paru
sur le site "BFM" - 08 Août 2013
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Après les mers, les rivières. Et après les industriels, les collectivités locales. L’hydrolienne, cette turbine sous-marine, continue de convaincre. La mairie d’Orléans a annoncé mardi 6 août l’expérimentation d’une hydrolienne dans la Loire, en plein cœur de la ville, dès 2014. La municipalité deviendra ainsi l’une des toutes premières "à travers le monde à profiter de l’énergie de leur fleuve", souligne le communiqué. Un projet, mené de concours avec Hydroquest et EDF, estimé à 2,46 millions d’euros.

Un signe du succès auquel semble promis l’hydrolienne, et une décision qui conforte les industriels tels qu’Alstom, GDF Suez, ou encore DCNS, dans leur choix d’investir dans cette nouvelle manière de produire de l’électricité. Mais la technologie est encore balbutiante, donc coûteuse, et de nombreux défis techniques restent à relever.

A première vue, elle est une option sérieuse pour diversifier les sources d’énergie et réduire la part des fossiles. Contrairement à l’éolienne, tributaire de la météo, la production d’énergie par hydrolienne est "totalement prédictible", explique un chercheur senior chez EDF Recherche & Développement. La turbine de cette "éolienne sous-marine" est en effet actionnée par le courant marin dont on peut prévoir l’intensité à tout moment en fonction des marées.

Elle constituerait en outre une industrie "made in France", non délocalisable, à fort potentiel. Selon l’expert, "75% à 80% de la ressource hydrolienne européenne se trouve dans les eaux côtières françaises et britanniques", où passent les courants de marée les plus importants.

Complément aux autres énergies propres

Pourtant, dans le scénario de transition énergétique publié par Greenpeace le 8 février, l’hydrolien tient une place mineure. Cyril Cornier, l’un de ses auteurs, estime qu’il ne peut être qu’un "complément" des autres énergies propres. Selon ses calculs, d’ici à 2015, un kilowattheure d’énergie hydrolienne coûtera 3.500 euros, contre 1.000 euros pour l’éolienne.

"Les coûts sont encore élevés parce qu’on en est seulement au stade des premiers prototypes", explique le chercheur d’EDF. Dès que les hydroliennes seront produites en série, "elles coûteront de moins en moins cher" .

Mais le manque de maturité n’est pas le seul facteur qui pèse sur leur compétitivité. Une étude de Réseau de transport et d’électricité (RTE), rendue publique le 1er février, révèle une autre faille : le raccordement de ces énormes machines de 10 à 15 mètres de diamètre et d’une vingtaine de mètres de haut du fond de la mer au réseau électrique terrestre.

Selon RTE, il n’y a "que quelques zones restreintes", là où les courants sont assez forts pour placer des hydroliennes, propices à y installer des câbles sous-marins. Il faudra donc envisager de mettre en place des "équipements de transformation en mer", et donc des "plates-formes émergées". De quoi générer des frais supplémentaires.

Raccordement avec le réseau haute tension

Sans parler de la difficulté d’installer des turbines à plusieurs dizaines de mètres de profondeur dans des zones où les courants sont très intenses. La première hydrolienne d’EDF est restée pendant plusieurs mois à une trentaine de mètres de fond dans la rade de Brest, à cause d’une avarie de la barge qui la transportait. Il a fallu des semaines pour trouver un moyen de la remonter.

RTE note enfin qu’il faudra jusqu’à dix ans pour un raccordement aux lignes à haute tension. Une modernisation du réseau terrestre existant sera en effet probablement nécessaire pour qu’il puisse véhiculer les capacités supplémentaires.

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