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Vagues. La Bretagne aux avant-postes

Dernière mise à jour le jeudi 7 novembre 2013

Article paru
sur le site "Le Telegramme" - 05 Novembre 2013
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Où déferlent les plus grosses vagues de la planète ? Au large de la côte bretonne avec un flux d’Ouest solidement installé ! Des spécialistes internationaux échangent sur le sujet à Ifremer.

Avec une mer démontée au large et un avis de submersion des côtes hier matin, la vingtaine de spécialistes réunis cette semaine à Ifremer, face au goulet, sont plutôt bien servis. Ces chercheurs venus du monde entier font état de leurs derniers travaux sur les vagues, la houle et leurs effets océaniques ou côtiers. Pendant ce temps, le train de dépressions qui concerne depuis trois semaines l’Ouest de l’Europe génère régulièrement des creux d’une dizaine de mètres au large de la Bretagne. La tempête de la semaine dernière a engendré des creux jusqu’à 11 m en mer d’Irlande (un immeuble de trois étages), soit les vagues les plus hautes du moment sur la planète. Les satellites d’observation ont d’ailleurs déjà mesuré dans le secteur des vagues jusqu’à 20 m (20,1 m), cette évaluation faisant état d’une hauteur de vague moyenne. Les chercheurs estiment que les plus grosses vagues devaient approcher ce jour-là les 38 m !

Applications multiples

Pour Fabrice Ardhuin qui pilote cette rencontre, l’état de surface de la mer a encore beaucoup à révéler. « Il y a encore énormément de choses à comprendre, et notamment les grands mouvements de houle dont l’ampleur et l’origine sont parfois difficiles à connaître ». Ces travaux sur les vagues permettent d’établir le dimensionnement et l’échantillonnage des bateaux comme des plates-formes pétrolières et aujourd’hui des prototypes des énergies marines renouvelables. L’hydrodynamique des zones côtières, avec les transferts de sédiments associés, intéresse les zones exposées ou comment le mouvement des vagues peut-il influer sur les courants et impacter les zones côtières ? Une bonne connaissance des vagues permet également d’affiner la montée des eaux dans certains endroits exposés. Enfin, les échanges océan-atmosphère permettent, à travers la hauteur et l’activité des vagues (déferlantes), d’affiner les valeurs de CO2 émis et absorbés par l’océan. Essentiel pour faire le point sur les quantités de CO2 produites et absorbées sur la planète. Même les sismologues s’intéressent au bruit de fond de la mer pour détecter les remontées de magma annonciatrices de futurs séismes et tsunamis. La pointe bretonne est un terrain d’études privilégié pour Michel Olagnon, d’Ifremer, qui travaille notamment autour de l’implantation des éoliennes flottantes, la technologie la plus complexe à élaborer dans le catalogue des énergies renouvelables en mer. Il faut réussir à coupler les mouvements liés au vent et ceux liés aux vagues et à la houle, afin d’adapter les mécanismes et absorber au mieux l’énergie, tout en intégrant les divers paramètres de fatigues des matériaux.

Complexe golfe de Gascogne

« On pensait avoir fait le plus dur en mer du Nord avec l’installation des plates-formes pétrolières ». Mais la connaissance des vagues et de l’état de la mer est beaucoup plus complexe dans le golfe de Gascogne
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