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Bretagne : 20 sites en mer à protéger !

dans le cadre de Natura 2000 en mer

Dernière mise à jour le mardi 5 août 2008

Natura 2000 : un cadre européen pour protéger notre environnement

Natura 2000 : un réseau fondé sur 2 directives européennes

- dès 1979, la directive "Oiseaux" prévoit la création de zones de protection spéciales (ZPS) afin d’assurer la conservation d’espèces d’oiseaux jugées d’intérêt communautaire.
- en 1992, la directive "Habitats" prévoit la création de zones spéciales de conservation (ZSC) destinées à permettre la conservation d’habitats et d’espèces.

L’ensemble de ces zones forme le réseau Natura 2000.

Pour la première fois, il s’agit d’une approche par milieux (par "habitats"), ce qui logiquement débouche sur la notion de gestion territoriale, donc de développement durable.


la constitution du réseau Natura 2000 en mer est lancée


Natura 2000. Vingt sites en mer à protéger ! (article du Télégramme - jeudi 17 février 2008)

Natura 2000 s’étend.
Après les zones terrestres et littorales, l’Union européenne a décidé de créer des aires en mer à protéger. En Bretagne, vingt sites remarquables ont été retenus qui font actuellement l’objet d’une concertation.

En mer aussi la faune et la flore sont menacées.
Les protéger est devenu une priorité de l’Europe qui a décidé de créer un réseau Natura 2000 en mer. La Bretagne, dont la zone marine est particulièrement riche, est évidemment concernée au premier chef par cette initiative.
Vingt sites, qui représentent plus de 500.000 hectares en mer, ont été choisis pour être intégrés à ce nouveau réseau. Ce choix a été fait par des scientifiques bretons. On citera, dans le Finistère, l’Archipel des Glénan et, dans le Morbihan, les quatre îles (Belle-Ile, Groix, Houat-Hoëdic). Dans les Côtes-d’Armor, le projet le plus important concerne incontestablement les deux sites Côte-de-Granit-Rose et Trégor-Goëlo. « Il y a là, compte tenu de la diversité des usages et la richesse de la biodiversité, des enjeux importants », souligne Michel Bacle, responsable du dossier à la Diren (direction régionale de l’environnement).

Pas des réserves.
Mais ces sites ne seront ni des parcs, ni des réserves naturelles. Pas question de les sanctuariser. « Les activités humaines sont intégrées dans la démarche », insiste Michel Bacle. Ces activités ne seront pas bannies, mais un certain nombre de précautions devront être respectées. Chaque nouveau projet - comme par exemple l’installation d’une hydroéolienne - devra faire l’objet d’une étude d’incidence de manière à prévenir ses éventuels dommages sur la biodiversité. Il s’agira de trouver un équilibre entre les activités humaines et la préservation de cette biodiversité.

Concertation.
La première étape consiste en un état des lieux des pratiques et des usages sur ces vingt sites. Il s’agira ensuite de définir, pour chacun d’eux, des outils de protection et de gestion. La concertation qui a été engagée avec les usagers de la mer a cet objectif. « Les pêcheurs ont déjà regardé ça de près. Ils sont intéressés », assure Michel Bacle. La liste des sites retenus devra être transmise à l’Europe pour le milieu de l’année. Un délai que la France, qui prend la présidence de l’Union européenne le 1 er juillet, devra absolument respecter.

Yvon Corre

près du Bilou Finistère



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