15 août : Le Canada, premier pays à commercialiser du saumon transgénique 13 juillet : Un iceberg soixante fois plus grand que Paris s’est détaché de l’Antarctique12 juillet : Algues vertes. Tsunami vert le retour10 juillet : Algues vertes. Un second plan mis en oeuvre 7 juillet : Brest. Fin des opérations de pompage sur les épaves de Maersk4 juillet : Activités nautiques. Un service de prévisions gratuites 3 juillet : Fumaison Groix renoue avec la tradition
Accueil > Actualités de la mer > Vous aimez le poisson, vous adorerez les méduses !

Vous aimez le poisson, vous adorerez les méduses !

Dernière mise à jour le dimanche 21 avril 2013

Article paru
sur le site "Le Figaro" - 19 Avril 2013
Visualiser l’article original


Mange tes méduses ! « Et tais-toi ! » serait-on tenté de rajouter. Un titre choc pour un livre* qui, au travers de belles histoires de poissons, nous rappelle une très désagréable réalité : là où ces derniers sont surexploités, les méduses se mettent à pulluler. C’est désormais le cas en mer de Bohai, au large du Japon, dans la mer Noire ou encore en Méditerranée.

S’il n’existe pas de suivi à grande échelle de ces bestioles comme il en est fait pour les stocks de poissons, des études circonstanciées montrent très bien les mécanismes à l’œuvre. Philippe Cury, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et coauteur du livre avec Daniel Pauly, professeur d’halieutique à l’université de Colombie-Britannique (Canada), a ainsi mis en évidence dans une publication du Bulletin of Marine Science le rôle majeur de la surpêche. Il a pour ce faire comparé deux écosystèmes appartenant au même courant océanique, le Benguela, qui longe les côtes d’Afrique du Sud avant de remonter notamment vers la Namibie.

Au large de ce pays, la gestion de la ressource halieutique est très peu contraignante. Les razzias organisées, sur les sardines notamment, ont permis aux méduses de proliférer. Car non seulement ces bestioles gélatineuses croissent au fur et à mesure que leurs prédateurs sont pêchés, mais la disparition de concurrentes telles que les sardines augmente la quantité de nourriture disponible : « Comme ces cnidaires, les sardines se nourrissent de zooplancton », rappelle le chercheur.

« En Namibie, les 10 millions de tonnes de sardines et les 500.000 tonnes d’anchois des années 1960 ont laissé la place à 12 millions de tonnes de méduses ». Au large de l’Afrique du Sud, où la gestion de la ressource est beaucoup plus stricte et encadrée depuis de nombreuses années, la population de méduses n’a en revanche pas augmenté.

« En réalité, tout concourt à faire des méduses les grandes gagnantes de l’évolution actuelle des océans », expliquent les deux scientifiques dans leur livre, sachant qu’elles occupent les océans depuis déjà 650 millions d’années.

La disparition de poissons concurrents de la méduse augmente la quantité de nourriture disponible pour cette dernière

Lire l’article complet ...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP