22 août : Lorient. Saisie de 18 tonnes de thon rouge pêché illégalement 15 août : Le Canada, premier pays à commercialiser du saumon transgénique 13 juillet : Un iceberg soixante fois plus grand que Paris s’est détaché de l’Antarctique12 juillet : Algues vertes. Tsunami vert le retour10 juillet : Algues vertes. Un second plan mis en oeuvre
Accueil > Actualités de la mer > cartographie globale des courants océaniques de surface

cartographie globale des courants océaniques de surface

Dernière mise à jour le dimanche 3 mars 2013

Article paru
sur le site "News Press" - 27 Février 2013
Visualiser l’article original


Qu’ils soient permanents ou intermittents, les courants océaniques assurent le déplacement et le renouvellement des masses d’eau marines et sont de ce fait en partie responsables de la répartition des substances nutritives. Ils conditionnent ainsi la fertilité du milieu marin à tous les échelons de la chaine trophique, des algues phytoplanctoniques aux prédateurs marins, et par là même influencent partiellement les ressources halieutiques. Les courants de surface sont en outre des transporteurs de chaleur à l’échelle des bassins océaniques, ce qui leur confère un rôle essentiel dans la régulation du climat planétaire ainsi que dans la succession des types de temps en relation avec les conditions atmosphériques.

Cependant, les observations directes des courants océaniques demeurent rares, très localisées au niveau aussi bien spatial que temporel et le plus souvent pas assez précises pour être exploitées scientifiquement. La compréhension de la variabilité spatio-temporelle des courants demeure donc un enjeu majeur pour les océanographes et ce d’autant plus que les écoulements océaniques sont en outre fortement turbulents (plus particulièrement en surface).

Les forces susceptibles de générer un courant océanique de surface (jusqu’à 300 m de profondeur) peuvent être classées en deux grandes catégories : externes (sous l’effet de l’atmosphère par exemple) ou internes (comme la force de pression de la colonne d’eau ou la force de Coriolis). Pour ce qui concerne les courants océaniques évoluant dans les premiers mètres de la surface, leurs deux composantes principales sont issues d’une part de la friction du vent à la surface de l’océan (courant d’Ekman) et d’autre part des pentes de sa surface dues aux bosses et aux creux dont elle est le siège (courant géostrophique).

Des chercheurs du LEGOS ont réussi à estimer plus précisément qu’auparavant ces deux composantes des courants les plus superficiels en utilisant des observations satellitaires. Ceci leur a permis de dresser une cartographie spatio-temporelle fine, à une résolution spatiale au 1/4 de degré ( 30 km) et au pas de temps journalier, des courants océaniques agissant dans les premiers mètres de la surface des océans à l’échelle planétaire, entre 82°N et 82°S. Les courants ainsi obtenus ont été validé à l’aide de différents jeux d’observation complètement indépendants (comparaison des vitesses et des directions de déplacement).

Cette cartographie quotidienne, dénommée GEKCO débute en 1992. Elle est opérationnelle, une carte des courants les plus superficiels étant produite chaque jour, et à disposition de la communauté scientifique. Elle est destinée aux études scientifiques de toutes disciplines nécessitant l’identification et la compréhension de la dynamique océanique de surface, de l’échelle globale aux focus plus régionaux.

Cette cartographie a déjà permis de réaliser des études dans des thématiques très diverses. Ainsi, l’équipe du LEGOS a repris l’étude des chercheurs de l’expérience SOIREE. Menée dans les mers australes et visant à étudier l’effet sur le phytoplancton d’un enrichissement des eaux en fer dans une zone où le fer est le paramètre limitant la croissance du phytoplancton, cette expérience avait permis d’étudier une floraison spectaculaire du phytoplancton. L’utilisation de diagnostiques lagrangiens réalisés avec GEKCO a permis d’interpréter les structures cohérentes (tourbillons et filaments) observées lors de l’expérience SOIREE. Combinés à l’imagerie satellitaire "couleur de l’océan" du "bloom phytoplanctonique", ces diagnostics ont également permis d’expliquer la position et l’étirement dynamique (dû au courant) de ce bloom.

Lire l’article complet ...


Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP