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déconstruction navale

Dernière mise à jour le lundi 22 avril 2013

Article paru
sur le site "Drakkar" - 19 Avril 2013
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Au milieu de cette flotte hétéroclite, un bâtiment attire l’œil : la Thalassa un ancien navire de recherche océanographique. Clin d’oeil de l’histoire ou illustration de l’économie circulaire, ce chalutier expérimental de 67 m équipé d’une rampe arrière finit sa vie à l’endroit où il l’a commencée : au Havre.

Lancé en 1960 aux chantiers Augustin-Normand, il a sillonné les mers jusqu’en 1996 comme navire amiral de l’Institut scientifique et technique des pêches maritimes (ISTPM) qui deviendra l’Ifremer, avant d’entamer une seconde carrière plus tranquille comme bateau musée dans le port de Lorient.

Dépouillé de ses superstructures et de ses matières dangereuses, il va bientôt être hissé à terre où les cisailleurs vont le découper pour en faire de la ferraille qui repartira par voie maritime ou fluviale pour être fondue dans une aciérie.

Patrick Nion le PDG de Gardet et De Bezenac a lancé cette activité en 2008 sur une partie de l’ancien site des Ateliers et chantiers du Havre (ACH) fermés en 2000 où il peut traiter des navires allant jusqu’à 130 mètres. Aujourd’hui, il compte beaucoup sur les appels d’offres de la Marine nationale qui possède des dizaines de navires désarmés en attente dans ses ports. Il a ainsi récupéré des barges à munitions, un patrouilleur et tout récemment un lot d’une cinquantaine de coques de petite taille.

Mais la marine est devenue exigeante depuis le lamentable périple du porte-avions Clémenceau en 2007, à la recherche d’un chantier de démolition, et l’entreprise a du se mettre à niveau pour obtenir un agrément préfectoral en tant qu’Installation classée protection environnement (ICPE). « La marine souhaite que la déconstruction s’opère sur des sites en totale conformité avec la protection des travailleurs et de l’environnement », indique Patrick Nion.

Cette activité de déconstruction navale est une forme de diversification pour Gardet et De Bezenac jusqu’alors connue comme une entreprise de collecte et de traitement des déchets. Créée à Yvetot en 1930, elle traitait à l’époque les peaux de bêtes, les ferrailles et les bandages de roues de charrettes et d’automobiles ancêtres des pneumatiques. Aujourd’hui, avec sa quarantaine de salariés, elle gère des déchetteries pour le compte de collectivités et collecte de multiples sortes de déchets y compris d’origine industrielle.

Longtemps indépendante, l’entreprise qui compte aussi une antenne à Fécamp est passée en 1996 dans le giron de la Sorediv puis d’Alcor une filiale de la Caisse des dépôts, et enfin du groupe Séché environnement. Elle a été revendue en 2003 à Patrick Nion qui en était le directeur général depuis 1985. Bien que très récente, la partie déconstruction navale juridiquement distincte a généré deux millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 tandis que l’activité historique a atteint les dix millions.
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