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12 décembre 1999 : l’Erika fait naufrage

Dernière mise à jour le mercredi 11 décembre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 08 Décembre 2019
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En route vers l’Italie, l’Erika rempli de près de 31 000 tonnes de fioul lourd se brise en deux au large de la Bretagne. Chronique d’un naufrage qui marquera le début d’une immense marée noire.

La photo avait fait la Une de tous les journaux : réalisée par la Marine nationale le 12 décembre 1999, elle montre la carlingue rouge et noire de l’Erika disparaître dans les eaux de l’Atlantique. Un an plus tard, le Bureau Enquête Accident Mer, un organisme public chargé de mener des enquêtes techniques, établit dans son rapport une chronologie heure par heure de l’histoire d’un glaçant - et inévitable - naufrage.

Premières fissures

Tout commence le 8 décembre 1999. L’Erika, un pétrolier battant pavillon maltais, affrété par la compagnie française Total, quitte le port de Dunkerque chargé de 30 884 tonnes de fioul lourd. À son bord, 26 membres d’équipage de nationalité indienne. Malgré la mauvaise météo et son état vieillissant, l’Erika s’apprête à rejoindre l’Italie pour y livrer sa précieuse cargaison. Le tanker franchit le rail d’Ouessant sans encombre mais le 11 décembre, les choses se gâtent. Le vent forcit à 8-9 et la houle se creuse. « Le navire tangue fortement et retombe pesamment dans les creux ; de lourds paquets de mer s’abattent sur le pont et le balayent sans relâche », détaille le rapport du BEA Mer. À partir de 12 h 40, l’Erika prend progressivement une gîte sur tribord, estimée à une quinzaine de degrés. Deux heures plus tard, les premières fissures apparaissent sur le bateau. Vers 16 h, le commandant de l’Erika décide d’aller se mettre à l’abri dans le port de Donges-Saint-Nazaire. Ce n’est qu’à 21 h 15 que les autorités maritimes françaises sont mises au courant des fissures qui affectent le pétrolier. Le commandant du port de Saint-Nazaire refuse alors de l’accueillir, afin de ne pas exposer la Loire aux fuites de fioul. Le bateau est ballotté par la houle. « À 1 h, le vent est de SW9/10. La mer est très grosse », note le rapport. Dès 3 h, les fissures s’agrandissent. Des traces de perte de fioul à la mer sont relevées.

Opérations de sauvetage.

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