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Algues vertes : un amendement qui fait des vagues

Dernière mise à jour le jeudi 24 juin 2010

MétroFrance.com - Mardi 22 Juin 2010



Algues vertes : un amendement qui fait des vagues

Des députés veulent simplifier l’installation de porcheries industrielles. Un "coup de poignard" pour les associations

"C’est une véritable déclaration de guerre pour les associations qui depuis trente ans veulent contenir la pollution et la prolifération d’algues vertes." Gilles Huet, délégué général d’Eaux et rivières de Bretagne ne cache pas sa colère, après l’adoption la semaine dernière d’amendements favorables aux élevages industriels par la commission de l’Assemblée nationale.

De 450 à 2 000 porcs
Le député UMP Marc Le Fur a présenté un amendement relevant les seuils au-delà desquels les élevages sont soumis à autorisation, donc à enquête publique et à l’avis du préfet. Conformément au droit européen, ils passeraient de 450 à 2 000 porcs, et de 30 000 à 40 000 volailles. Un second amendement propose d’écourter les délais d’autorisation pour les installations classées (élevages, mais aussi usines Seveso, raffineries).

"Avec une place dans une porcherie, on produit 2,5 porcs par an, calcule Gilles Huet. Sans aucune procédure, on pourrait implanter à 101 mètres de votre habitation une porcherie produisant 5000 porcs par an sans qu’on n’en ait jamais entendu parler, sans enquête publique et sans que les services de l’Etat soient informés en avance."

Le gouvernement en porte-à-faux
Les nitrates, produits par les déjections animales, sont directement responsables des marées vertes qui ont causé la mort d’un cheval l’été dernier à Saint-Michel-en-Grève.Le gouvernement avait donné un avis défavorable à cet amendement, en contradiction avec le vaste plan algues vertes présenté en février dernier. Le président de la région Bretagne, Jean-Yves le Drian, et les députés PS ont demandé le retrait du texte.

Un ramassage très coûteux
L’Etat s’est engagé à hauteur de 134 millions d’euros sur cinq ans pour à mieux gérer le ramassage des algues, leur valorisation et pour réduire les flux de nitrate dans l’eau. Mais pour les collectivités locales, le compte n’y est pas : le traitement systématique (ramassage, collecte, stockage) des algues est extrêmement coûteux. "Les 700 000 euros provisionnés par l’Etat ne couvriront que 20 à 30% des frais", selon Thierry Dereux, président de France Nature environnement Côtes d’Armor.

Manifestation samedi
Les marées vertes, très médiatisées, ont aussi des répercussions sur le secteur touristique et sur la conchyliculture. Sans compter la dégradation de l’image de l’élevage breton. Les associations de défense de l’environnement envisagent d’organiser une action samedi après-midi à Saint-Brieuc.



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