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Après le bar et la dorade, la France tente de développer l’élevage de la sole

Dernière mise à jour le mercredi 16 novembre 2011

Article paru sur le site "Les Echos" - Mardi 15 Novembre 2011
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Après le bar et la dorade, la France tente de développer l’élevage de la sole

Marie-José Cougard

Malgré ses efforts, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège.

La demande de poissons se développe en France comme ailleurs dans le monde. Mais la pêche ne couvre pas la demande. L’aquaculture encore moins, alors même que les travaux des instituts de recherche, Inra, Ifremer et Cemagref ont permis la reproduction en élevages des espèces les plus prisées par les consommateurs. Pionnière dans les techniques d’élevage marin, grâce à la maîtrise de la reproduction et de l’alimentation, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège, souligne le Cipa (Comité interprofessionnel des produits d’aquaculture).

Le bar et la dorade constituent l’essentiel (71 %) des tonnages issus des 40 élevages de poissons marins de l’Hexagone. Le saumon vient ensuite, avec des quantités 10 fois moindres, puis le turbot, le maigre, l’esturgeon et la sole.

L’élevage de cette dernière se heurte toujours à des problèmes de reproduction. La mortalité est importante et la commercialisation s’en ressent. « Les difficultés sont liées à l’adéquation entre l’alimentation proposée aux larves et la réalité de leurs besoins nutritionnels. La température de l’eau aussi est une question délicate », note le Cipa. La sole élevée dans le Sud-Ouest est surtout destinée au marché espagnol.

Reconnue pour la qualité de ses alevins, la France en produit 600 millions, mais elle en exporte la moitié, faute de pouvoir installer librement les fermes aquacoles. « Les sites sont très difficiles d’accès, selon Yvette White, représentante du Cipa. La pisciculture marine nationale tient sur 15 hectares, alors que nous avons 1.500 kilomètres de côtes. »

La création d’élevages de poissons se heurte au barrage des écologistes, très critiques à l’égard de la pollution provoquée par les rejets des poissons. La recherche a permis de les réduire de 50 % en vingt ans. La vocation touristique des côtes françaises et « l’arsenal réglementaire » sont d’autres obstacles.

Relancé dans les années 1990 en Aquitaine, l’élevage d’esturgeons a propulsé la France au troisième rang des producteurs de caviar domestique. Les 600 élevages de poissons d’eau douce fournissent surtout de la truite (37.000 tonnes), qui a disparu des rivières, trop polluées.



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