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Bréhat (22). 200.000 bébés Saint-Jacques mis à l’eau [Video + Diapo]

Dernière mise à jour le vendredi 1er octobre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Vendredi 1er Octobre 2010
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Bréhat (22). 200.000 bébés Saint-Jacques mis à l’eau [Video + Diapo]

Hier, le comité local des pêches du quartier maritime de Paimpol a procédé à un ensemencement de coquilles Saint-Jacques. Pas moins de 200.000 juvéniles ont ainsi été immergés derrière les Héauts de Bréhat.

Elles naissent en écloserie dans la rade de Brest, au Tinduff. Elles grandissent en pleine mer et en cages, dans la baie de Morlaix afin de prégrossir. Elles finissent leur croissance sur le gisement de Perros-Guirec, dans le quartier maritime de Paimpol, derrière les Héauts de Bréhat et la rivière de Tréguier. Puis font la fierté de la baie et le bonheur des gourmets. Ce sont les coquilles Saint-Jacques. Hier, pour la cinquième saison consécutive, le comité local a procédé à l’ensemencement du mollusque de trois centimètres de diamètre.

Une biomasse confortée

« En Europe, seuls les Bretons et les Danois pratiquent ce système de l’écloserie », rappelle Yannick Hémeury, président du comité local. « C’est primordial pour nous de garder cet outil pour en avoir la maîtrise ». En 2007 et 2008, 500.000 jeunes coquilles avaient été introduites. En 2009, c’est un million de petits mollusques qui avaient rejoint le quartier de Paimpol. Pour cette année, il s’agit de 200.000 individus, pour un coût total de 16.000€. « Les premières fois, il y avait des subventions. Cette fois, nous autofinançons et les retours sont très bons. La biomasse est confortée. On le sait grâce au suivi assuré depuis le début de l’opération ». Les naissains sont, en effet, protégés et non pêchés pendant trois ans. « Un sac est déversé autour d’une bouée que nous surveillons grâce à cinq plongées jusqu’en mars », explique Laure Robigo, ingénieur halieute du comité.

La force économique du quartier maritime

L’opération vise aussi à assurer une reconquête de la coquille plus près des côtes. « On la pêche de plus en plus au large. Il faut revenir à une pêche côtière », souligne Yannick Hémeury. « Nous avons aussi un autre souci avec les crépidules. C’est un concurrent de la coquille sur le fond. En baie de Saint-Brieuc, il y en a 400.000 tonnes. Nous devons en éradiquer 10% ». Pour l’ensemencement des naissains, le secteur des Héauts de Bréhat a été choisi pour la nature de ses fonds, la profondeur (de 20 à 25m) et le fait qu’il n’y ait pas beaucoup de houle. Des conditions similaires existent dans la baie de Morlaix, lors du prégrossissement. La coquille Saint-Jacques, dont la campagne de pêche redémarre lundi, est non seulement la fierté du quartier maritime mais aussi sa force économique. Les pêcheurs y tiennent comme à la prunelle de leurs yeux.

Armelle Menguy



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