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Charte conchylicole. « On entrevoit le bout du tunnel »

Dernière mise à jour le mardi 5 juillet 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Samedi 02 Juillet 2011
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Charte conchylicole. « On entrevoit le bout du tunnel »

La charte conchylicole du Morbihan a été signée hier. Objectif : soutenir une activité victime de crises de mortalité des coquillages et éviter que des résidences secondaires remplacent les chantiers.

« La mortalité des huîtres reprend. L’année 2011 sera encore une année difficile. Cependant, on entrevoit le bout du tunnel car une nouvelle espèce pourrait arriver », a indiqué, hier, le préfet du Morbihan, Jean-François Savy. « Il faut donc de nouvelles aides en faveur des ostréiculteurs pour les porter jusqu’au bout du tunnel, de manière à ce que leurs installations soient toujours en place quand cette nouvelle espèce sera là ». Le préfet, le président du conseil général, François Goulard, le président des maires du Morbihan, Jacques Le Nay, et le président du comité régional de l’ostréiculture du Morbihan, Hervé Jenot, ont donc signé la charte conchylicole du Morbihan.

Le problème du foncier

L’origine de la charte se trouve dans l’évocation du déclin progressif de l’activité ostréicole, menacée par la dégradation de la qualité des eaux littorales, par les épizooties brutales et par le contexte économique. S’ajoute le problème du foncier : face aux difficultés que rencontrent les ostréiculteurs, de plus en plus de chantiers se transforment en résidences secondaires. « La crise n’est pas terminée et laissera des traces », a ajouté François Goulard, soulignant qu’« il faut des réactions rapides ». Pour le président du comité régional de la conchyliculture, « la charte devait arriver rapidement pour permettre de faire autre chose sur les chantiers, sans démolir l’ostréiculture ». Un document qui doit désormais permettre de mieux appliquer la loi, notamment concernant la qualité des eaux. Il doit soutenir la mise en place d’un système de concertation entre les signataires pour apporter des réponses « équitables et adaptées », et servir de référence. Pour Jacques Le Nay, président de l’association des maires du Morbihan, « la charte n’est pas une solution miracle, mais elle apporte un cadre de travail ».

Demande de révision

Le Comité de survie de l’ostréiculture y voit, lui, « un risque pour la profession ». « Telle que la charte est définie, seul le conchyliculteur se voit lister des obligations. C’est un recueil de lois et de directives d’application qui n’apporte ni solutions ni perspectives pour la profession », indique Renan Henry, président du Comité qui demande « la révision de cette charte qui nous envoie dans le mur ».

L’intégralité de la charte sur www.morbihan.gouv.fr



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