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Comment mieux organiser le dragage des ports

Dernière mise à jour le mardi 31 août 2010

Article paru sur le site "Ouest-France.fr" - Vendredi 27 Août 2010
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Comment mieux organiser le dragage des ports

Un schéma de référence vient d’être adopté. Il donne une méthodologie et encadre des opérations, toujours sensibles, en préconisant un maximum de précautions et de concertation avant tout projet de dragage.

Des dragages plus concertés
Le préfet maritime et le préfet du Morbihan, François Philizot, ont signé, au début de l’été, le schéma de référence des dragages des ports du Morbihan. Le document, élaboré dans une large concertation associant services de l’État, maîtres d’ouvrage en responsabilité des ports, usagers et associations environnementales au sein de trois groupes de travail, n’a pas de valeur réglementaire.

Par contre, aux yeux de François Philizot, le schéma a le mérite « de renouer les fils du dialogue entre les différents intervenants et de fixer un cadre méthodologique en vue d’une programmation pluriannelle des dragages. » L’exemple du port de La Trinité-sur-Mer est l’exemple des crispations que l’État souhaite éviter à l’avenir. La priorité est de sortir de la gestion « au coup par coup et de prévoir la concertation le plus en amont possible autour des projets de dragage ».

3 200 000 m3 à draguer en 10 ans

A l’horizon 2019, les ports du Morbihan devraient « rendre » 3 200 000 m3 de sédiments, anticipe le document. Des besoins en dragage assez modestes au regard des 35 000 000 de m3 extraits des ports français chaque année, mais incontournables. « C’est naturellement que les ports s’envasent. Le dragage, c’est de l’entretien normal et une nécessité pour maintenir l’activité », relève Philippe Delage de la Direction départementale de territoires et de la mer. Le port de Lorient pèse, à lui seul, les trois quarts de ce volume.

90 % des sédimentsbons à immerger

La chance du Morbihan, c’est que ces sédiments (en grande majorité des vases fines), issus de dépôts marins ou fluviaux sont « faiblement pollués ». Ils peuvent donc être immergés (clapage), à 90 %. Les 10 % restants sont, soit valorisables à terre s’ils sont sableux (renfort de plages et dunes, bâtiment ou travaux publics), soit, trop pollués, pour une quelconque destination.

Les services de l’État savent bien que l’immersion des sédiments génère toujours de l’inquiétude auprès des professionnels de la mer et associations environnementales. L’un des enjeux du Schéma de référence est d’identifier leu nature le plus précisément possible.

Draguer moins de quantité,mais plus souvent

Pour prévenir les écueils dans la mise en oeuvre des projets de dragage, le schéma préconise de « draguer plus souvent de plus faibles quantités » - « ne pas attendre que les bateaux touchent le fond pour draguer », sourit le préfet. Cela passe par un dialogue plus performant entre les maîtres d’ouvrage pour une programmation cohérente des plans de dragage sur 5 ans.

Ce document de référence prévoit aussi d’associer le plus en amont possible les deux comités de suivis Est et Ouest (1), réunissant État, collectivités, responsables des ports, usagers, associations environnementales, au suivi des opérations et sites d’immersion. Il suggère enfin que les études d’impact déterminent avec le maximum de précision la nature des sédiments afin de mesurer leur incidence sur les milieux naturels.

(1) Le comité Ouest regroupe les interlocuteurs de la pointe de Quiberon à Guidel, le comité Est regroupe de la pointe de Quiberon à la pointe de la Turballe.

Denis RIOU.



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