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Conseil général. Au chevet de l’ostréiculture

Dernière mise à jour le lundi 27 juin 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Jeudi 23 Juin 2011
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Conseil général. Au chevet de l’ostréiculture

Cent ateliers ostréicoles sont menacés dans le Morbihan. Un plan d’action de soutien à la filière va être présenté le 1erjuillet. Il prendra la forme d’une charte à laquelle le conseil général apporte sa participation unanime.

Les élus du Morbihan se sont penchés, hier, sur l’avenir de l’ostréiculture. Un secteur important pour l’économie morbihannaise dans la mesure où il fait vivre 320 entreprises, essentiellement familiales et 1.200 personnes (en équivalent temps plein) avec des retombées indirectes en matière de tourisme et d’image. On a identifié le responsable de la crise : un virus qui décime depuis 2008 les naissains. Mais on ne connaît pas les raisons de sa prolifération. La crise est profonde puisqu’on estime que le retour à une activité normale ne se fera pas avant dix ans. Les exploitations vont commencer à être durement frappées à partir de cette année. Elles sont 320 sur le littoral morbihannais. On s’attend à la disparition d’un tiers d’entre elles.

Résidences secondaires

La profession a appelé l’État et les collectivités locales au chevet de la filière. Une charte doit être signée le 1erjuillet à la préfecture à Vannes. Elle a été élaborée pour « préserver le potentiel de production », car le risque est grand de voir des bâtiments ostréicoles se transformer en résidences secondaires. Un retour à l’exploitation des concessions abandonnées deviendrait alors problématique. Cette charte vise à mieux protéger les zones ostréicoles, notamment, à travers le renforcement de leur rôle dans les documents d’urbanisme et en dissuadant les acquéreurs de maisons d’habitation ou de locaux d’activités pour en faire un autre usage. Si une vente peut être interdite sur le domaine public maritime, cette interdiction est, en effet, impossible sur le domaine privé. Or, « comme pour les maisons d’habitation, les travaux se font sans autorisation et ne sont pas sanctionnés », relève la charte.

La nature et le vide

« La crise est sans précédent », a déclaré hier, François Goulard, en précisant que la réglementation européenne interdit au conseil général d’intervenir directement. La solution, a-t-il dit, est une intervention à travers la section régionale ostréicole. François Goulard a ajouté qu’il a pris contact avec Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture et de la pêche et François Baroin, ministre du Budget. Pour Yves Brien (opposition) « cette charte est un bon début de réponse ». « La nature a horreur du vide, particulièrement dans une zone géographique attractive et à forte pression foncière », a-t-il dit. Joël Labbé se demande, pour sa part, si « cette crise n’est pas le résultat de l’intensification » et de l’introduction des huîtres stériles. François Goulard a répondu que « rien n’a été établi » qui puisse mettre en cause les triploïdes.

Gabriel Simon



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