Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Coquilles St-Jacques. Sous haute surveillance

Coquilles St-Jacques. Sous haute surveillance

Dernière mise à jour le lundi 14 novembre 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Dimanche 13 Novembre 2011
Visualiser l’article original



Coquilles St-Jacques. Sous haute surveillance

La saison de pêche à la coquille Saint-Jacques est ouverte. Déjà commencée à Brest, elle va démarrer demain dans la baie de Saint-Brieuc qui fournit plus de 40% de la production française. Côté Atlantique, malheureusement la campagne pourrait être encore gâchée cette année par la toxine ASP.

Lire également
- Fraîche et entière, le top !
- Une toxine embarrassante

Où pêche-t-on la coquille Saint-Jacques en Bretagne ?
De Belle-Ile à la baie de Saint-Malo, la Bretagne compte une quinzaine de gisements. Avec ses 150.000hectares, c’est celui de la baie de Saint-Brieuc qui est de loin le plus important gisement français avec celui de la baie de Seine, « mais celui de Saint- Brieuc est le premier gisement pour sa densité de coquilles au mètre carré », note Georges Brézellec, ancien président du comité local des pêches.

Quelles sont les différences entre la coquille et la pétoncle ?
La coquille Saint-Jacques (pecten maximus) est un mollusque bivalve qui fait partie de la famille des pectinidés. C’est un animal sédentaire qui vit enfoui dans le sable à la différence de la pétoncle (aequipecten opercularis) qui est beaucoup plus mobile et vit posée sur le fond. On trouve la coquille Saint-Jacques le plus souvent dans des fonds de 10 à 60mètres mais aussi jusqu’à plus de 100 mètres. Elle se nourrit de phytoplancton.

Coraillée ou pas coraillée ?
Espèce hermaphrodite, la coquille Saint-Jacques ne possède qu’une glande génitale, le fameux corail. Celui-ci est constitué de deux parties, une partie femelle rouge orangé et une partie mâle qui est blanche. Pour des raisons liées au milieu, aux conditions climatiques et aussi à la race, selon Ifremer, les stratégies de reproduction diffèrent d’un gisement à l’autre. Si toutes les coquilles sont « coraillées » elles ne le sont pas à la même période. Contrairement à celles de la rade de Brest, les coquilles de Saint-Brieuc sont « blanches » pendant la saison de pêche. Le corail orangé y apparaît entre mai et septembre.

Pourquoi cette pêche est-elle aussi encadrée ?
Espèce non soumise aux quotas européens, la coquille Saint-Jacques est l’une des pêcheries artisanales les mieux encadrées de France. Conscients de la nécessité de préserver la ressource, les professionnels ont mis en place eux-mêmes une batterie de mesures avec l’appui des scientifiques qui évaluent régulièrement l’état des stocks. Des licences ont été instaurées et chaque site a ses propres règles de gestion sur les dates d’ouverture, les volumes, les tailles minimales, les temps de pêche, les engins utilisés. A Saint-Brieuc, un quota global est proposé chaque année et les pêcheurs n’ont droit de pêcher que 45 minutes deux jours par semaine. Pour cette campagne, l’Ifremer y préconise un prélèvement de 4.500 tonnes sur un potentiel de 25.000 tonnes.

Les stocks sont-ils fragiles ?
La pêche à la coquille Saint-Jacques a de beaux jours devant elle mais la vigilance doit rester de rigueur. « Depuis cinq ans, le gisement de Saint-Brieuc connaît une phase de progressive diminution. Les outils étant de plus en plus sophistiqués, l’attention doit être portée sur une plus grande maîtrise de l’effort de pêche et des débarquements », souligne Spyros Fifas, chercheur à l’Ifremer. Selon le scientifique, il est plus difficile de se prononcer sur le gisement naturel de la rade de Brest puisqu’il est alimenté en naissains par l’écloserie du Tinduff.

Frédérique Le Gall



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP