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Coups de filet chez les trafiquants de civelles, jeunes anguilles protégées En savoir plusfiquants-de-civelles

Dernière mise à jour le vendredi 27 avril 2018

Article paru sur le site "Le Monde Planète :"
- 26 Avril 2018
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Depuis son interdiction d’exportation hors UE en 2009, le braconnage et la revente de l’alevin de l’anguille, poisson migrateur menacé d’extinction explose. Ce trafic est « presque aussi rentable que la coke ».
L’opération a nécessité cinq mois d’enquête, des dizaines d’heures d’écoutes, des balisages de véhicules, des filatures ; plus de cent gendarmes et fonctionnaires ont été mobilisés, treize interpellations effectuées.

Entamée mi-avril dans quatre départements de la façade atlantique (Vendée, Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine et Morbihan), dans le cadre d’une investigation toujours en cours, elle présente tous les attributs d’un coup de filet dans les eaux profondes du narcotrafic. Elle vise en réalité à démanteler un trafic international d’une espèce animale protégée : la civelle ou pibale – l’alevin de l’anguille, poisson migrateur menacé d’extinction.

Le braconnage et la revente de ce fretin translucide, principalement à destination des marchés asiatiques, s’intensifient depuis le début des années 2010, car il a été décidé, en 2010, d’en interdire l’exportation hors de l’Union européenne (UE), dans le but de la protéger. Petits délinquants et receleurs chevronnés se partagent un butin estimé à plusieurs centaines de millions d’euros par an. Beaucoup de ces filières transcontinentales prennent racine en France.
Marché noir

Jadis abondante, l’anguille européenne (Anguilla anguilla) subit une hécatombe. Selon l’Agence française pour la biodiversité, la quantité de spécimens présents dans les eaux hexagonales a diminué de 75 % en trente ans. En cause, notamment : la construction de barrages, la canalisation des cours d’eau, la pollution, la pêche, le braconnage et le parasitisme. Les 530 pêcheurs français disposant d’une licence sont soumis à des quotas. Lors de la saison 2017-2018, ils ont été autorisés à sortir de l’eau 65 tonnes de civelles, soit près de 80 % du total des pêches légales réalisées en Europe.

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