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Daurade royale. Elle explore les entrailles de la bête

Dernière mise à jour le lundi 13 octobre 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 09 octobre 2014
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Que mange-t-elle, en quelle quantité, à quelle profondeur et à quelle période ? Le grand prédateur de moules et d’huîtres est loin d’avoir révélé tous ses secrets.
De nature méfiante, la daurade royale ne se laisse pas approcher facilement. Une assistante de recherche basée à la station biologique de Concarneau s’intéresse à ses habitudes alimentaires.
Solène Avignon dissèque consciencieusement les entrailles de ces prédateurs évoluant en banc serré. On trouve des tissus de moules, d’huîtres (corroborés par leur examen ADN) ainsi que des fragments de coquilles puisque la daurade broie et avale une bonne partie du coquillage pour consommer la chair. Elle consomme également du petit crabe, des vers et même des crépidules ! Lire dans les entrailles En revanche, impossible, à l’heure actuelle, d’évoluer la quantité absorbée par une daurade adulte au quotidien. « On sait qu’elles se gavent sur les champs d’huîtres et de moules mais je ne crois pas qu’elles engloutissent jusqu’à 10 % de leur poids », estime Solène Avignon
Reviennent-elles toujours au même endroit ? « Difficile à dire ». On sait seulement que lorsqu’elles s’attaquent à une corde à moules, elles la nettoient entièrement et qu’elles sont donc capables de modifier leur manière habituelle de se nourrir sur le fond. S’attaquent-elles également aux huîtres adultes ?
Les travaux de recherche permettront d’affiner les degrés et techniques de protection à appliquer sur le terrain. Remontée jusqu’en entrée de Manche Cette étude programmée sur trois ans n’en est qu’à ses débuts. Après les protocoles scientifiques fixés, cette ingénieur de recherches attend les prises sur les exploitations partenaires ainsi que les entrailles rapportées dans de la glace par les pêcheurs.
Au sein de ce programme « predador » labellisé Pôle mer Bretagne (piloté par le comité régional de conchyliculture de Bretagne Sud), d’autres chercheurs travaillent sur l’acoustique, afin d’éloigner ces poissons, ou sur l’amélioration des techniques d’élevage et la protection des exploitations.

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