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De la vie au fond de la fosse des Mariannes !

Dernière mise à jour le mercredi 9 novembre 2011

Article paru sur le site "National Geographic" - Mercredi 26 Octobre 2011
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De la vie au fond de la fosse des Mariannes !

Des océanographes ont exploré la plus profonde fosse océanique de la planète grâce à une caméra spéciale. Ils y ont découvert et filmé de grands animaux unicellulaires, qui résistent aussi bien à la pression qu’aux métaux lourds.

Une expédition menée en juillet 2011 a permis d’identifier d’étranges animaux dans la fosse des Mariannes, dans l’océan Pacifique. Des recherches menées conjointement par la Scripps Institution of Oceanography (université de Californie à San Diego) et des ingénieurs de la National Geographic Society.

La fosse des Mariannes est le point le plus profond de la planète. Les chercheurs y ont fait descendre un équipement vidéo muni de projecteurs, développé par Eric Berkenpas et Graham Wilhelm, ingénieurs de la NGS. Ils ont ainsi pu repérer des formes de vie jusqu’à 10641 m de profondeur, dans la partie de la fosse appelée Sirena Deep.

Ces créatures sont des xenophyophores – des foraminifères, animaux dont la structure, dotéee d’une coquille, ressemble un peu à celle des éponges. Ils ne vivent que dans les grandes profondeurs et peuvent dépasser 10 cm de longueur, comptant ainsi parmi les plus grands organismes unicellulaires. Mais une telle forme de vie n’avait jamais été observée au-delà de 7500 m de profondeur, alors dans la fosse des Nouvelles-Hébrides.

Autre particularité des xenophyophores : ils résistent à de fortes concentrations en métaux lourds — plomb, uranium et mercure. Sans compte leur adaptation aux ténèbres, aux basses températures et à des pressions extrêmement élevées.

Intérêt supplémentaire de cette découverte, les organismes unicellulaires géants constituent eux-mêmes un habitat pour d’autres organismes, multicellulaires ceux-là. De quoi ouvrir un nouveau champ d’études sur leur biodiversité, leur potentiel dans les biotechnologies et l’adaptation à l’environnement extrême, souligne Doug Bartlette, microbiologiste à la Scripps Institution.

Fabien Maréchal

VIDÉO : images de la plongée. À noter que la caméra a aussi enregistré une “méduse” Rhopalonematid trachymedusa, là aussi à une profondeur record.

Sources : Scripps Institution – Discovery News
Photos : xenophyophores : Lisa Levin (sauf en haut àdroite : David Checkley) ;
ingénieurs Dropcam : Shelbi Randenburg



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