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Des abeilles jouent le rôle de démineurs

Dernière mise à jour le jeudi 5 juin 2014

Article paru
sur le site "Le Figaro" - 22 Mai 2014
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Des abeilles renifleuses de mines… L’idée est née dans l’esprit d’un chercheur croate de l’université de Zagreb volontaire pour trouver un moyen de déminer les sols infestés de pièges explosifs depuis le dernier conflit en ex-Yougoslavie. C’est un de ses confrères de l’Inra à Avignon qui a mené l’expérimentation. « Quand il m’a contacté, nous savions que les abeilles pouvaient être dressées pour certaines odeurs en déclenchant un réflexe pavlovien » explique Yves Le Conte, directeur de l’unité abeilles et environnement de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) à Avignon.

Les scientifiques ont ainsi choisi de mettre du sable dans des petites boîtes et dans d’autres, du TNT recouvert de sable lui-même recouvert de sirop sucré. Rapidement les abeilles ont trouvé leur chemin et se sont ruées sur le sucre. « Comme elles sont capables de retenir très vite un endroit où se trouve ce qui les intéresse, nous changions les boites de place sans arrêt afin d’être certains qu’elles ne se dirigeaient qu’à l’odeur », poursuit le scientifique. En quelques heures l’affaire était réglée.

« C’est beaucoup
estait à voir si dans la nature, en disposant les mêmes boîtes mais en supprimant simplement le sucre de celles où se trouvait le TNT, les abeilles allaient quand même s’y poser. « J’ai été estomaqué » s’amuse Yves Le Conte, « cela marchait ». Bien sûr l’opération n’est pas parfaite. Pas folles, certaines abeilles abandonnent tout de suite l’affaire. Quant à celles qui choisissent de butiner les boîtes contenant du TNT, elles ne s’y rendent qu’une ou deux fois avant de s’en détourner faute de trouver ce qu’elles cherchent réellement : le sucre. Pour renouveler l’opération, il faut recommencer le dressage. Et selon le chercheur croate Nikola Kesic, cela marcherait encore mieux avec un explosif comme le DNT (dinitrotoluène).

Alors que des centaines de mines sont susceptibles de ressortir ou d’être déplacées en raison des inondations qui sévissent depuis plusieurs jours en Croatie et l’ensemble des Balkans, Nikola Kesic espère bien convaincre les autorités militaires d’utiliser ses abeilles, avec un suivi automatisé des animaux avec des caméras infrarouge. Plus de 120.000 mines seraient encore disséminées sur 2 % du territoire de ce petit pays. L’un des très gros avantages est que cela ne coûte pas cher. « C’est en tous cas beaucoup moins onéreux que de dresser des chiens », souligne Yves Le Conte. Des services de police l’ont d’ailleurs bien compris. Des techniques ont ainsi été mises au point avec des abeilles dressées à détecter de la drogue dans des aéroports.

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