Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Des bactéries pour sauver l’aquaculture

Des bactéries pour sauver l’aquaculture

Dernière mise à jour le vendredi 6 mars 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 05 Mars 2020
Visualiser l’article original


Les filières conchylicoles et piscicoles, souvent touchées par des épisodes infectieux, pourraient être « sauvées » par le programme Paqman, initié par le laboratoire LBCM de Quimper : un programme de recherche sur les « bonnes bactéries » qui participent à la santé des espèces marines.

« Nous ne sauverons peut-être pas les huîtres… Mais nous allons essayer », raconte Yannick Fleury, directeur adjoint du laboratoire LBCM (Laboratoire de biotechnologie et chimie marine) de Quimper, au lancement d’un nouveau programme ce mardi : Paqman. Rien à voir avec les jeux vidéos, il s’agit d’un programme de recherche sur les probiotiques marins permettant la défense des espèces en aquaculture. L’Univeristé Bretagne-Sud (via LBCM), l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), à Plouzané (29), le CRC Bretagne Nord (Comité Régional de la Conchyliculture), à Morlaix (29), et la société industrielle Seanova, à Pleuven (29), portent ce projet financé à hauteur de 870 000 € par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).
Des bactéries bonnes pour la santé des animaux marins

Dès 2010, les chercheurs du LBCM se sont intéressés aux animaux marins de l’Archipel des Glénan, zone classée Natura 2000 et plutôt préservée de l’activité de l’homme. Après avoir collecté du liquide circulatoire (équivalent du sang) des animaux marins, les chercheurs ont observé la présence de bonnes bactéries, des probiotiques naturels, qui participent à la santé de l’animal en neutralisant les maladies.

Un peu complexe pour qui ne parle pas la langue des chercheurs, le programme Paqman est basé sur ce que les scientifiques appellent la théorie de l’hologénome. Pour faire simple : micro-organismes (bactéries ou champignons, par exemple) + hôte = super-organisme résistant aux variations environnementales et aux maladies.

Ces bactéries du programme Paqman sont destinées aux filières conchylicoles et piscicoles. Elles pourraient booster la croissance des espèces tout en les protégeant des épisodes infectieux qui fragilisent ces deux filières. « Il faut s’en servir en écloserie, c’est là qu’il y a le plus de casse. Les espèces n’ont pas encore développé un système immunitaire solide. Par contre, pas question de les mettre directement dans les bassins en mer », assure le scientifique.
« Nous ne savons pas si ça va marcher ».

Lire l’article complet sur ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP