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Des chalutiers en guerre contre le gazole cher

Dernière mise à jour le lundi 24 janvier 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mardi 18 Janvier 2011
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Des chalutiers en guerre contre le gazole cher

Le carburant compte pour beaucoup dans les comptes des bateaux. Chaque hausse du carburant ampute d’autant le chiffre d’affaires... et les salaires des équipages.

0, 57 €, tendance à la hausse ! C’est la courbe que suit le litre de gazole depuis de longues semaines déjà. Les marins-pêcheurs, dont les salaires varient avec le prix du carburant, s’inquiètent davantage chaque jour. Car le gazole, c’est le talon d’Achille de la flottille chalutière. Les bateaux de Keroman, comme des autres ports, sont gourmands en carburant. Ils en tirent toute leur puissance pour tracter les chaluts dans l’eau.

Consommer moins

Après les grèves de 2008 (le litre de gazole est monté à 0,75 €), les patrons ont cherché à diminuer la consommation des chalutiers. Mailles de chalut plus larges, fils plus fins, panneaux plus légers, moins de lest, vitesse réduite au retour de pêche... la chasse au gaspi a payé. Par exemple, le Breizh, un 16, 50 m, a réussi à économiser 400 litres par jour. Un quart de sa consommation ! Par 210 jours de mer, l’économie est substantielle.

Mais face aux prix qui flambent à nouveau, les patrons peuvent-ils faire mieux ? « Oui, il y a encore des parades », répond avec espoir Patrick Cousin, directeur général de la coopérative maritime de Lorient. Pour qui la technique du chalutage a encore de l’avenir. « N’en déplaise à ceux qui l’accuse de tous les maux de la terre. »

Toute une série de mesures en mer va être engagée. « Nous disposons de nouveaux capteurs électroniques que l’on fixera sur le gréement, à divers endroits, indique Patrick Cousin. Ces capteurs permettent de mesurer la vitesse du flux d’eau à l’intérieur du filet et de la comparer avec la vitesse du flux d’eau à l’extérieur. » L’idée finale, c’est d’adapter la vitesse de traction du bateau à la vitesse de déplacement du poisson. En gros, pêcher aussi bien en consommant moins.

Avec Ifremer

Les premiers essais seront tentés prochainement. « C’est un préalable nécessaire à la mise au point d’engins de pêche moins voraces en énergie », précise à nouveau Patrick Cousin. Jean-Pierre Camenen, patron du Breizh, est partant pour mener l’expérience. La société Marport fournira les nouveaux capteurs.

Les premières données collectées devraient être analysées avant la mi-février. Puis « des tests seront réalisés dans le bassin de la station Ifremer, de Lorient ». Suivra une deuxième série d’essais en mer. Le but, conclut Patrick Cousin, « c’est d’être opérationnel au printemps, juste avant la saison de la langoustine ».

Charles JOSSE.



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