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Des "huîtres mères" bretonnes et normandes pour repeupler les parcs d’Arcachon

Dernière mise à jour le lundi 22 mars 2010

Yahoo News - Samedi 20 Mars 2010



Des "huîtres mères" bretonnes et normandes pour repeupler les parcs d’Arcachon

Pour la première fois depuis 40 ans, les ostréiculteurs vont semer dans les profondeurs du bassin d’Arcachon (Gironde) jusqu’à la fin du mois de mars 150 tonnes d’huîtres mères naturelles venues de Bretagne et de Normandie. Enjeu de cette campagne : relancer la reproduction et lutter contre la mortalité des naissains d’Aquitaine.

"Nous avons constaté une baisse significative du nombre d’huîtres en état de produire dans certaines zones", confie à l’Associated Press Jean-Charles Mauviot, le directeur de la section régionale conchylicole d’Arcachon, rappelant qu’une telle campagne "n’a pas eu lieu depuis 40 ans, époque où la variété des gigas a été introduite".

En France, selon l’Ifremer, 90% de la production annuelle de l’huître creuse, Crassostrea giga, provient des larves captées dans les bassins de Marennes-Oléron et d’Arcachon. Ce dernier est considéré comme le premier lieu de reproduction en Europe. Or, depuis plusieurs années, les naissances se font rares.

"Nous cumulons ici deux problèmes : l’appauvrissement du gisement d’huîtres mères en raison notamment des attaques de parasites comme les bigorneaux et la mortalité des naissains", explique à l’AP Olivier Laban, le président de la section régionale conchylicole qui estime à "80% le taux de mortalité chez les jeunes huîtres en 2009, année qui a enregistré par ailleurs une quasi absence de naissains".

L’arrivée de 150 tonnes d’huîtres mères sur les parcs devrait permettre selon les responsables de la section régionale conchylicole de préserver la souche à "100% naturelle" de la production du bassin d’Arcachon et du Cap Ferret. "Les huîtres qui vont être introduites ont cinq à six ans et comme elles ont survécu aux différentes crises, elles devraient permettre de créer des générations plus résistantes", espère Olivier Laban.

L’opération se déroulera en cinq marées distinctes jusqu’à la fin du mois de mars tant à partir des ports du nord du bassin (Arès, Piquey) que ceux du sud (Gujan-Mestras, La Teste). Trente tonnes d’huîtres mères seront disséminées sur cinq lieux stratégiques.

Après un test sur dix tonnes effectué à la mi-mars, un lâcher plus conséquent de 80 tonnes est prévu dans la semaine du 22 au 26. Les ostréiculteurs espèrent ainsi voir, l’été prochain, un plus grand nombre de larves d’huîtres se déposer sur leurs collecteurs.

AP - Eric Moreau



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