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Difficile saison pour les conchyliculteurs du Croisic

Dernière mise à jour le jeudi 1er septembre 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mercredi 31 Août 2011
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Difficile saison pour les conchyliculteurs du Croisic

Le premier centre d’élevage de coques en France connaît une production en nette baisse,sans doute à cause de la mauvaise météo.

Il est 13 h 30 au Croisic et dans l’entreprise Chellet, on trie la pêche du jour. Des palettes entières de coques trop petites sont tombées à travers les grilles de la machine de calibrage des coquillages. Cette année, la production de coques tourne au ralenti. Seuls 20 % des coquillages sont arrivés à maturité à la fin du mois d’août.

Le Traict du Croisic est pourtant un paradis pour les conchyliculteurs. Grâce à l’abondance du phytoplancton, les coques se nourrissent plus vite et mettent un an et demi à arriver à maturité contre trois ans ailleurs en moyenne. Le Croisic est devenu le premier centre d’élevage en France. Plus de 2000 tonnes de coques sont produites par an par les 15 entreprises du port de pêche.

Seulement cet été, « l’eau est abominablement claire », commente Pascal Chellet, président du syndicat des conchyliculteurs du Croisic. Le phytoplancton est presque absent du Traict. Un régal pour les plongeurs, un cauchemar pour les éleveurs de coquillages.

Une tonne de coques trop petites

« Sur la pêche du jour, il y a 1,5 tonne de coques commercialisables et une tonne de coquillages trop petits qui seront ressemés, décrit Pascal Chellet. On a déjà connu de mauvaises saisons avec la canicule de 2003 ou les orages en 1997. Mais à ce niveau-là, c’est du jamais vu ! »

Conséquence, les clients boudent les coquillages d’un petit calibre et les livraisons prennent du retard. « J’avais un chargement pour l’Espagne qui devait partir mi-juillet et il n’est toujours pas parti ! »

Pour autant, Pascal Chellet ne s’inquiète pas outre mesure : « Il ne va pas avoir de licenciements économiques car la filière se porte bien et on pourra peut-être pêcher les coques trop petites qui ont été semées une deuxième fois ».

Météo ou dégradation du milieu ?

Le centre d’élevage du Croisic n’est pas le seul à connaître des difficultés d’élevage des coquillages. Dans la Presqu’île, les moules sont plus petites que les années précédentes et en Normandie, le gisement de coques est aussi touché. Le Comité des pêches du Croisic a de son côté annoncé le maintien de la fermeture de la pêche aux coques sur le gisement de La Baule, invoquant « la sécheresse du printemps et les basses températures de juillet ».

« La météo a sûrement eu un impact, commente Pascal Chellet. Est-ce qu’il y a également une dégradation et un épuisement du milieu ? Pour l’instant, nous n’en savons rien. » Publié d’ici la fin de l’année, le rapport de l’Ifremer (Institut français pour l’exploitation de la mer) pourrait éclaircir les raisons de cette panne de croissance.

Florine GALERON



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