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Droits de pêche. La bataille des quotas est ouverte

Dernière mise à jour le mardi 20 décembre 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Jeudi 15 Décembre 2011
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Droits de pêche. La bataille des quotas est ouverte

Comme chaque année, les pays pêcheurs contestent les propositions de Bruxelles jugées trop restrictives. Les ministres parleront aussi finance.

Correspondance à Bruxelles.
Cette semaine se joue, comme tous les ans à la même époque, le chiffre d’affaires des pêcheries européennes en 2012. Ce matin, les ministres de la pêche se retrouvent à Bruxelles pour le traditionnel conseil de fin d’année qui décide des taux de capture autorisés (TAC) par espèce et par secteur de pêche. Ils ne savent pas quand ils se quitteront. Comme toujours les sujets de désaccord ne manquent pas. Paris reproche à Bruxelles de se montrer systématiquement « alarmiste », alors que « la tendance de fonds est à l’amélioration des stocks », explique-t-on au cabinet de Bruno Le Maire. Le ministre, récemment en visite à Pornic a rappelé que les prises de cabillaud dans l’Atlantique allaient pouvoir être multipliées par deux et demi.

« Quotas absurdes »

C’est donc que la politique prônée par la Commission européenne est un succès, en concluent les ONG de protection de l’environnement. « Mais la crise rend probable qu’on augmente les captures autorisées pour en limiter l’impact social », prévoit Amélie Malafosse, d’Océana. Bruxelles demande par exemple de baisser systématiquement de 15 à 25% les prises des espèces pour lesquels les scientifiques n’ont pas rendu en 2011 d’avis. Absurde, estime Paris, si le dernier avis montrait une amélioration de la situation. C’est le cas du merlan en Mer celtique pour lequel la France demandera une hausse mais surtout de la langoustine. Paris défend par ailleurs l’idée d’arriver au « rendement maximum durable », cet espèce d’optimum où les prises sont les plus importantes possibles tout en permettant le renouvellement des stocks, mais progressivement. Bruxelles veut y arriver en 2015, voire plus tôt, d’où une baisse du TAC de sole dans le Golfe de Gascogne. « Il n’y a pas d’urgence. Pourquoi se précipiter au risque de provoquer de la casse sociale ? », dit-on à Paris où 2020 semble un horizon plus raisonnable. Même Oceana propose de revoir certains TAC importants de sole à la hausse. Dans la journée, les ministres feront part de leurs « lignes rouges » à la Commission en vue d’arriver à un premier compromis demain matin. Les discussions se prolongeront donc probablement dans la soirée... en anglais, les traducteurs ayant averti qu’ils quittaient le navire à 21h.

Débats épicés

Et vendredi, histoire d’agrémenter des débats déjà épicés, la commissaire Maria Damanaki présentera sa proposition de Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche. Une manne de 6,7milliards d’euros pour la période 2014-2020, que l’eurodéputé Alain Cadec a cependant déjà qualifiée d’« inacceptable ». Bruxelles veut mettre la pédale douce sur la modernisation des équipements pour renforcer les contrôles et la politique maritime.

Florence Autret



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