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EDF teste l’éolienne sous-marine

Dernière mise à jour le mercredi 9 novembre 2011

Article paru sur le site "France Soir" - Lundi 24 Octobre 2011
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EDF teste l’éolienne sous-marine

EDF a immergé ce week-end au large des côtes bretonnes une hydrolienne destinée à produire de l’électricité grâce aux courants sous-marins.

Après les éoliennes, voici les hydroliennes. EDF a immergé samedi, avec succès, sa première machine au large de Paimpol et de l’île de Bréhat, dans les Côtes-d’Armor. « L’opération d’immersion, terminée à 0 h 30 cette nuit, s’est parfaitement déroulée et a permis de placer la machine à l’endroit précis prévu à cet effet sur le plateau de la Horaine », indiquait hier EDF dvans un communiqué. L’énergie hydrolienne repose sur un principe simple : utiliser le courant des marées pour produire de l’électricité. Concrètement, le courant fait tourner les turbines de l’hydrolienne, il est ensuite transformé par un convertisseur, puis acheminé sur terre via un câble de liaison immergé (voir infographie)

Baptisée « l’Arcouest », l’hydrolienne, d’un diamètre de 16 mètres pour 850 tonnes – produite par l’irlandais OpenHydro –, restera à 35 mètres de profondeur durant quelques mois afin de tester son fonctionnement en conditions réelles. Elle sera ensuite remontée à la surface pour être étudiée et analysée. Débutera alors la deuxième phase de l’opération qui s’achèvera à l’automne 2012 par la mise en service de quatre hydroliennes sur ce site. « Au final, le parc, composé de quatre turbines d’une puissance unitaire de 0,5 MW, devrait pouvoir alimenter de 2.000 à 3.000 foyers », estime EDF.

Incertitude sur le coût

Cette grande première s’inscrit dans un contexte de développement des énergies renouvelables, la France s’étant fixé l’ambitieux objectif d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables dans sa consommation d’électricité d’ici à 2020. Difficile de mesurer aujourd’hui la place que pourra prendre l’énergie hydrolienne dans la production totale d’électricité dans les années à venir. Cette énergie est en cours de développement dans une poignée de pays comme le Canada, l’Irlande et l’Ecosse. Des projets trop récents pour avoir le recul nécessaire. « On est au début d’une filière et on teste la faisabilité technique, économique, environnementale pour ensuite la développer de façon beaucoup plus importante », a déclaré Vincent Denby Wilkes, le délégué régional d’EDF en Bretagne. « La principale incertitude de l’énergie hydrolienne reste le coût, notamment pour les frais de maintenance. Il va falloir vérifier qu’économiquement cette forme d’énergie présente un intérêt », renchérit Jean-François Daviau, le PDG de Sabella, un concurrent d’OpenHydro.

Selon lui, l’énergie hydrolienne est très prometteuse car elle a beaucoup d’atouts par rapport aux autres énergies renouvelables. « L’hydrolienne est bien acceptée socialement, car contrairement à l’éolienne qui est assez bruyante, elle est silencieuse et invisible. Elle ne nuit ni à la pêche, ni à l’environnement : des études ont montré qu’il n’y avait pas d’accidentologie particulière chez les poissons. Enfin, c’est une énergie parfaitement prédictible, les marées étant prévisibles des années à l’avance, contrairement à la force du vent. »

Par Marie Conquy



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