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En Louisiane, la faune et la flore continuent de souffrir de la marée noire

Dernière mise à jour le jeudi 21 avril 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Jeudi 21 Avril 2011
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En Louisiane, la faune et la flore continuent de souffrir de la marée noire

Un an après l’explosion de la plateforme de BP, le bilan de la catastrophe reste à tirer. Les plages sont presque propres mais la faune et la flore n’ont pas fini de souffrir.

Le 20 avril 2010, l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon de la compagnie British Petroleum faisait 11 morts dans le golfe du Mexique. Quelques jours plus tard, la plateforme, coulait au large de la Louisiane. Les Etats-Unis allaient connaître la plus grave catastrophe écologique de leur histoire. Pendant cinq mois, 800 000 tonnes de pétrole se sont échappées du puits endommagé. Un an après l’accident, l’heure du bilan n’est toujours pas venue.

Où est passé le pétrole ?

« Il en reste environ un quart dans le golfe. Un nuage de gouttelettes flotte entre 1 200 et 1 300 mètres de profondeurs. On ne sait pas encore comment il va se dégrader », explique Christophe Rousseau, du Centre de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre). En Louisiane, 2 000 personnes participent encore aux opérations de nettoyage.

Quel impact sur l’environnement ?

Six mille oiseaux sont morts. Sept millions de litres de produits chimiques dispersants ont été déversés dans une zone grande comme trois fois la France. « Chez nous, il est interdit de faire usage de ces produits », pointe Jacky Bonnemains, de l’association Robin des Bois. 150 des 1 500 km de plages américaines touchées sont encore souillées. Un point positif : « L’interdiction de pêche a permis le renouvellement des espèces. Dans certaines régions, les crevettes sautent dans les bateaux », souligne Christophe Rousseau. L’impact aurait pu être plus grave, « si les 800 000 tonnes de brut avait atteint le littoral », observe Gilles Bocquené, chercheur à l’Ifremer. Les vents ont éloigné les nappes et les opérations de pompage ont limité les dégâts.

Quand pourra t-on dresser un bilan définitif ?

« Il est beaucoup trop tôt, selon Gilles Bocquené. Les oeufs et jeunes poissons ont été exposés à des substances toxiques qui pourraient conduire à une mortalité élevée ou à des malformations. » Jacky Bonnemains rappelle que « les effets d’un accident comme celui-ci peuvent apparaître des années plus tard. C’est seulement trois ans après la marée noire de l’Exxon Valdez, en 1989 en Alaska, que la population de harengs s’est effondrée. »

Quelles conséquences pour les pétroliers ?

Le moratoire sur les forages dans le golfe du Mexique a été levé à l’automne. En février, les autorités américaines ont accordé des permis au groupe anglo-néerlandais Shell et à l’italien Eni. BP devrait être autorisé à redémarrer, en juillet, les travaux sur des puits lancés avant l’accident. Devant la justice,176 000 plaignants ont été indemnisés, pour un montant de 3,7 milliards de dollars. Les particuliers avaient jusqu’au 20 avril pour se joindre aux poursuites contre BP.

Claire LE NESTOUR.



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