Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Énergie. Du pétrole vert produit avec des micro-algues

Énergie. Du pétrole vert produit avec des micro-algues

Dernière mise à jour le lundi 4 avril 2011

Article paru sur le site "Le Télégramme" - Vendredi 1er Avril 2011
Visualiser l’article original



Énergie. Du pétrole vert produit avec des micro-algues

On n’a pas de pétrole mais on a des idées... Le slogan du milieu des années 70 rejaillit. Des chercheurs espagnols et français ont utilisé des micro-algues gourmandes de CO2 pour produire du biopétrole.[Video]

Ce n’est pas un poisson d’avril... Dans une forêt de tubes de huit mètres de haut, près d’Alicante en Espagne, macère peut-être le carburant de demain : du biopétrole produit avec des micro-algues. Près de 400 tubes vert foncé, où grouillent des millions de micro-algues, se dressent sur une plaine de cette région du sud-est de l’Espagne, à côté d’une cimenterie, dont le gaz carbonique est capturé et transporté via un pipeline jusqu’à la petite usine de pétrole « bleu ».

Quand le phytoplancton se transforme...

Le concept, encore expérimental, est développé depuis cinq ans par des chercheurs espagnols et français de la petite société Bio Fuel Systems (BFS). À l’heure où les industriels redoublent d’imagination pour trouver des alternatives au pétrole, l’idée est de reproduire et d’accélérer un processus qui s’est étalé sur des millions d’années et a permis la production du pétrole fossile. « Nous essayons de simuler les conditions qui existaient il y a des millions d’années, quand le phytoplancton s’est transformé en pétrole. De cette façon, nous obtenons un pétrole équivalent au pétrole actuel », explique l’ingénieur Eloy Chapuli. Les micro-algues, issues d’une dizaine de souches tenues secrètes, ont été pêchées en Méditerranée et dans l’océan Atlantique. Dans les tubes, elles se reproduisent à grande vitesse, se dédoublant quotidiennement par photosynthèse et grâce au CO2 émis par la cimenterie. Tous les jours, une partie de ce liquide très concentré est extrait et filtré, permettant l’obtention d’une biomasse, qui produira le biopétrole. L’eau restante est réintroduite dans les tubes.

... en pétrole écologique

Pour ses concepteurs, l’autre grand avantage du système est qu’il est dépollueur : il absorbe du CO2 qui serait autrement déversé en excédent dans l’atmosphère. « C’est un pétrole écologique », assure le président et fondateur de BFS, l’ingénieur français Bernard Stroïazzo-Mougin. L’usine d’Alicante fait encore figure de laboratoire. « Il nous faudra entre cinq et dix ans de plus pour passer à une production industrielle », assure l’ingénieur qui espère pouvoir développer à court terme un premier projet à grande échelle, dans le sud de l’Espagne. « Une unité qui ferait 50km sur 50km, ce qui n’est pas quelque chose d’énorme, dans des zones désertiques du sud de l’Espagne, on pourrait produire environ un million 250.000 barils par jour », soit presque autant que les exportations quotidiennes de pétrole irakien...


La France repousse l’idée d’un moratoire pour l’EPR

Après l’accident de Fukushima au Japon, la France a repoussé hier l’idée d’un moratoire ou d’un coup d’arrêt à l’EPR de Flamanville (Manche), seule centrale nucléaire en construction dans l’Hexagone, alors que l’autorité de sûreté nucléaire(ASN) se pose la question. Ce sont des déclarations du président de l’ASN, André-Claude Lacoste, qui ont mis le feu aux poudres et relancé le débat sur la nécessité de construire ou non des réacteurs nucléaires de troisième génération. « Si la question d’un moratoire se pose, et nous nous la posons, ce serait sur la construction de Flamanville 3 », avait ainsi affirmé, mercredi, André-Claude Lacoste aux parlementaires. « Je n’appellerais pas ça un moratoire. Je dirais : pratiquement, qu’est-il possible de faire de façon à ne pas bâtir telle ou telle partie de la centrale qui serait ensuite appelée à être modifiée pour améliorer la sûreté », a précisé le président de l’ASN, hier sur France Info.

Sarkozy dit non

« C’est un questionnement, une réflexion. On n’est pas sûr. Ça fait partie du champ des hypothèses », a indiqué de son côté Thomas Houdré, directeur à la direction des centrales de l’ASN. Très vite, le président français Nicolas Sarkozy a réaffirmé, depuis le Japon, le choix nucléaire de la France et exclu, implicitement, tout moratoire. « Nous avons pris des engagements de réduction des gaz à effet de serre. Pour les remplir, il n’y a pas 150 solutions, il y a le nucléaire », a-t-il martelé. Un arrêt, même temporaire, de la construction de l’EPR alourdirait une facture qui s’est déjà envolée. Fin juillet, EDF a annoncé un report de deux ans du démarrage de l’EPR de Flamanville, à 2014 contre 2012 initialement, et relevé son coût à cinq milliards d’euros.



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP