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Énergies marines : la formation peine à recruter

Dernière mise à jour le mardi 27 septembre 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mardi 20 Septembre 2011
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Énergies marines : la formation peine à recruter

Elle fait rêver. Pourtant la deuxième promotion de mastère est moins nombreuse cette année à l’école d’ingénieurs Ensta. Explications.

Étudier les hydroliennes, les éoliennes, mais aussi l’océanographie, le droit, l’économie, etc. et devenir un chef de projet ou un directeur de programme « qui saura concevoir et développer la filière ». Un menu alléchant pour les huit étudiants qui ont fait leur rentrée, vendredi, en mastère « Énergies marines renouvelables » (EMR), à l’École nationale supérieure de techniques avancées (Ensta). Cinq de moins que l’an passé. Pourquoi cette relative désaffection quand cette filière naissante apparaît pleine de promesses ?

« L’an passé, il y avait un effet d’annonce, explique Jean-Yves Pradillon, enseignant, responsable du mastère. Et, les ingénieurs diplômés ont sans doute préféré profiter de la légère embellie de l’emploi plutôt que de poursuivre leurs études ».

Créé par le Pôle de compétitivité mer Bretagne, ce mastère consiste en une année de spécialisation après un diplôme d’ingénieur ou un master à bac +5. La seule en France dans les énergies marines. La formation est portée par l’Ensta, Télécom Bretagne et l’École navale. Les enseignants sont aussi issus de l’Institut universitaire européen de la mer (IUEM), l’Ifremer, ou Météo France. Un beau pedigree.

Une filière « frileuse »

Mais, « les entreprises se montrent frileuses car le contexte économique reste peu favorable », regrette Jean-Yves Pradillon. Elles attendent un signal fort de la part de l’État. La plate-forme nationale technologique sur les énergies marines n’est toujours pas financée. Il n’y a encore aucun grand chantier d’énergies marines renouvelables en France. Les emplois « verts-bleus » ne sont donc pas légions.

Pour l’instant, parmi les treize de l’an passé, sept sont embauchés. « Un taux normal à ce stade-là, comparable avec celui des autres diplômés de l’école », assure l’Ensta. Mais, on aurait pu s’attendre à davantage d’empressement de la part des entreprises. Cinq travaillent dans leur domaine de formation. Un autre évolue dans l’offshore pétrolier mais sa société va développer les énergies marines renouvelables. Le septième a un emploi « alimentaire ».

Les étudiants ont aussi eu du mal à trouver des stages. Finalement, en février, date limite, 17 stages ont été proposés. Cinq ont choisi DCNS et quatre, Alstom. À l’étranger, les sociétés refusent les étudiants qui ne sont pas de leur nationalité par peur de perdre la confidentialité de leurs investissements.

Un salarié d’Ifremer

Cette année, pour la première fois, un salarié étudie dans le cadre de la formation continue. Dominique Le Roux, 35 ans, est ingénieur à Ifremer : « J’espère intégrer le futur Institut d’excellence des énergies décarbonées. J’ai une conviction personnelle sur l’écologie et je ne veux pas rater le train. » Le coût des études -10 000 € pour une entreprise - est donc pris en charge par Ifremer.

Les autres - 7 500 € pour un particulier - financent leur formation comme le Polynésien Pascal Yen Kai Sun, 23 ans, diplômé de Centrale Lille, « attiré par la mer ». Diane Dhomé, 23 ans, diplômée de l’école des Mines de Nantes, « croit en les énergies marines ». Mais les entreprises ne se mouillent pas encore...

Laurence GUILMO



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