Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Éolien marin. Les projets bretons [Carte]

Éolien marin. Les projets bretons [Carte]

Dernière mise à jour le mardi 7 septembre 2010

Article paru sur le site "Le Télégramme.com" - Dimanche 05 Septembre 2010
Visualiser l’article original



Éolien marin. Les projets bretons [Carte]

Comme d’autres régions françaises, la Bretagne envisage de monter, au large de ses côtes, des champs d’éoliennes offshore. Le 13 de ce mois, on en saura davantage sur le ou les sites proposés par la région et la préfecture de région.

Il y a quelques mois, la France décidait de booster la production d’électricité en mer, par l’implantation de parcs d’éoliennes offshore. Un plan prévu par le Grenelle de l’Environnement. Contrairement à la Grande-Bretagne, mais aussi à l’Europe du Nord, notre pays a pris un sérieux retard en la matière. Un seul et unique parc est en cours de développement, au large de la Seine-Maritime. Il comprend21éoliennes qui, l’an prochain, fourniront de l’électricité à175.000personnes.

L’équivalent de deux générateurs nucléaires

Le nouveau plan national est assez ambitieux. Il porte sur une puissance globale de6.000mégawatts (MW) dans les dixans à venir. Soit l’équivalent de deux générateurs nucléaires. Dès octobre, les appels d’offres devraient être lancés pour3.000premiers MW produits par 600 éoliennes pouvant atteindre 150m de haut. Les projets seront sélectionnés à la fin2011, pour des premiers tours de pales prévus en 2015. En Bretagne, quatre zones ont fait l’objet d’études. Sur la première, entre Groix et Belle-Ile-en-Mer, sont prévues quinze éoliennes. Ce projet pourrait être écarté en raison de lourdes contraintes militaires. Notamment des tirs en mer. Un second site offshore, positionné au large de la baie de Lannion(22), n’a pas été retenu. Trop proche du littoral, il présentait d’évidentes nuisances visuelles.

Deux zones en Bretagne-Nord

Deux zones tiennent donc encore la corde. La première pourrait accueillir une ferme éolienne à une quarantaine de milles, sur le plateau du Grand Léjon, au large de Saint-Brieuc. Elle compterait une quarantaine de générateurs. Deux entreprises spécialisées sont sur les rangs. Il s’agit de Nass et Wind, PME lorientaise, et du groupe national d’électricité Poweo. La seconde zone, située sur le plateau des Minquiers, au large de la Pointe du Groin et de Saint-Malo, accueillerait une trentaine d’éoliennes. Pour l’heure, Nass et Wind s’intéresse à cette zone, ainsi que deux autres opérateurs : WPD offshore, filiale d’un groupe allemand, et Neoen, un bureau d’études du groupe DirectEnergie.

Les pêcheurs font des propositions

Les professionnels de la mer regardent d’un oeil quelque peu inquiet la manière dont les choses se mettent en place. Les pêcheurs, surtout, n’entendent pas avoir à subir des contraintes trop importantes dans ce qui constitue encore leurs zones de pêche. Ces derniers mois, les comités locaux des pêches concernés ont embauché cinq chargés de mission afin d’évaluer l’impact des éoliennes sur les activités pêche. « Pour permettre à la profession de s’exprimer sur le sujet. Mais surtout de faire des propositions », explique Bastien Malgrange, chargé de mission pour le Morbihan. « Nous savons que tôt ou tard, le littoral recevra de nouvelles éoliennes. Flottantes pour la plupart ». À la lumière des enquêtes réalisées, des comités locaux des pêches ont demandé que soient revues certaines copies. Récemment, par exemple, les pêcheurs de Saint-Brieuc et de Saint-Malo se sont prononcés pour un regroupement, plus au large, des deux parcs qui les concernent. La zone au large d’Erquy (22) étant fréquentée par quelque250bateaux de pêche et celle de Saint-Malo par une cinquantaine d’unités. Autre argument, cette unique ferme de 70km² et de 80 mâts serait reliée par un câble unique à la terre. Sa maintenance, aussi, serait moins onéreuse du fait de la concentration des générateurs.

Des comités locaux

Cette proposition, toutefois, ne fait pas l’unanimité sur les quais. À Paimpol (22), le 27août, le comité local des pêches a décidé de soutenir le site du GrandLéjon. Il estime que cette zone est infestée de crépidules, concurrentes naturelles de la coquille Saint-Jacques. Selon les Paimpolais, une partie des compensations financières versées par les développeurs servirait à financer des programmes d’éradication du mollusque envahisseur et d’ensemencement de petites coquilles Saint-Jacques.

Didier Déniel



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP