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Éoliennes en mer : vent d’incompréhension chez les pêcheurs

Dernière mise à jour le mercredi 31 août 2011

Article paru sur le site "La Manche Libre" - Jeudi 25 Août 2011
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Éoliennes en mer : vent d’incompréhension chez les pêcheurs

Les pêcheurs du Bessin refusent de mordre à l’hameçon éolien.
Les éoliennes n’ont pas le vent en poupe chez les pêcheurs du littoral du Calvados. Le projet prévoyant l’installation de 100 turbines au large de Courseulles fait craindre aux marins du Bessin de voir leur territoire lourdement amputé. "Si le projet venait à se concrétiser, c’en serait fini de la pêche dans la baie de Seine." Franck Lefort ne décolère pas. Ce pêcheur de Grandcamp-Maisy navigue depuis 33 ans sur les flots de la Manche. Pour lui, comme pour la plupart des chalutiers du Bessin, l’installation d’un parc éolien au large de la côte de Nacre sonnerait comme un chant du cygne. "Entre les trémailleurs et les bulotiers, c’est la fin de la pêche au chalut", s’alarme-t-il. La colère des pêcheurs a éclaté à la suite du lancement de l’appel d’offres pour le projet éolien offshore, le 11 juillet.

Le gouvernement a alors dévoilé la superficie et le nombre des turbines que devront accueillir les six sites retenus pour accueillir les premières éoliennes en mer françaises. Un parc de 77 km2 et 84 à 100 éoliennes a ainsi été annoncé au large de Courseulles. Un projet inacceptable pour les pêcheurs du Bessin. "Nous nous étions mis d’accord avec l’État pour une superficie de 30 km2 et la construction de 50 éoliennes", affirme Paul Françoise, le président du Comité local des pêches de Port-en-Bessin. Les pêcheurs dénoncent l’emplacement du parc, un endroit stratégique pour la pêche au chalut. "Il s’agit du plus gros gisement de coquilles saint-jacques de la Baie de Seine, et d’un point de passage stratégique pour la sèche et la dorade", explique Paul Françoise.

L’État promet des indemnités
Interrogée sur le sujet lors de son passage sur le littoral de la côte de Nacre, le 9 août, la ministre de l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, avait assuré que les pêcheurs ne devaient pas se sentir inquiété. La ministre a notamment rappelé que les pertes éventuelles occasionnées par le projet offshore aux pêcheurs seraient compensées par la taxe générée par l’éolien en mer. Mais pour Paul Françoise, "les indemnités promises seront infimes en comparaison des pertes auxquelles devront faire face les pêcheurs au chalut. Si le projet aboutit, nous n’aurons plus d’autre choix que de mettre la clé sous la porte".



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