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Extraction de sable en Baie de Lannion : un danger ?

Dernière mise à jour le mercredi 9 février 2011

Article paru sur le site "France-Info" - Dimanche 06 Février 2011
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Extraction de sable en Baie de Lannion : un danger ?

Le projet inquiète les riverains : l’extraction de sable dans la baie de Lannion risque de perturber l’écosystème marin et la vie des oiseaux.

L’exploitation du sable coquillier est destinée à l’amendement agricole. Il sert à diminuer le taux d’acidité du sol. Aujourd’hui, la compagnie armoricaine de navigation utilise le maërl, une algue fossilisée. Mais l’exploitation sera interdite en 2013 car l’algue est protégée. En baie de Lannion, une immense dune sous marine, située à 3 kilomètres de côtes, pourrait fournir du sable coquillier. Cette ressource est connue depuis les années 70. “Mais le projet prévoit d’extraire chaque année un volume équivalent à la Tour Montparnasse” s’inquiète Yves Marie Le Lay, porte parole de la fédération La Sauvegarde du Trégor, “l’équivalent de 2 pyramides de Khéops en 20 ans.” L’enquête publique vient de se terminer et le commissaire enquêteur a donné un avis favorable mais les opposants ne désarment pas. La dune sous marine est habitée par des organismes vivant dont le lançon, un petit poisson qui sert de repas aux bars et aux oiseaux. “Oui” reconnait Bernard Lenoir de la compagnie armoricaine de navigation. “Mais l’impact sera limité. L’extraction de sable concerne 4 Km2 sur les 250 Km2 de la baie.”

Extraire le sable avec d’immenses aspirateurs va soulever un nuage de sédiments. Ce panache risque d’être transporté par les courants et de se reposer sur les zones rocheuses limitrophes et d’y stériliser la vie. “L’étude d’impact a modélisé ce panache” répond Bernard Lenoir. “Ce n’est pas un champignon atomique... les retombées seront faibles”.

“On s’interroge sur l’intérêt économique de ce projet” ajoute Yves Marie Le Lay qui conclut « mais après tout au nom de l’économie on a bien fait le Médiator. » Les opposants avancent d’autres solutions pour amender les sols : utiliser ce coquillage qui envahit les fonds marins, la crépidule ou les déchets de coquilles d’huitres que l’on pourrait récupérer et concasser. « Trop cher » répond Bernard Lenoir. Pendant 5 ans, la compagnie a tenté l’expérience en baie de Saint Brieux. Et il ajoute :“notre projet est écologique. Le navire extracteur évite la circulation de 40 camions par cargaison sur les routes.”

Nathalie Fontrel



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