Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Fragilisé, le maërl est sous surveillance en rade de Brest

Fragilisé, le maërl est sous surveillance en rade de Brest

Dernière mise à jour le mercredi 24 juin 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 23 Juin 2020
Visualiser l’article original :


Le maërl de la rade de Brest subit la pression de la pêche à la drague et particulièrement l’effort sur la praire, en plus de tous les autres paramètres environnementaux. En quelques années, l’un des plus grands champs de maërl d’Europe a diminué en qualité. Son déclin menace la richesse et la biodiversité de cette mer presque fermée.

Le maërl a longtemps fait parler de lui autour des Glénan et sur la côte nord de la Bretagne. Son extraction massive a mobilisé ses défenseurs et permis de rappeler la richesse de ce milieu par petit fond (jusqu’à 35 m). La petite algue rouge calcaire (blanche quand elle est morte) héberge un grand nombre d’espèces de jeunes poissons, coquillages et crustacés. Lieux de vie et nurseries exceptionnelles, les gisements de maërl abriteraient jusqu’à 1 800 espèces sur les sites les plus foisonnants. C’est dire l’importance et l’utilité de ces tapis de biodiversité..
st. (Lionel Le Saux/Le Télégramme)
Lecture : 4 minutes
Le maërl de la rade de Brest subit la pression de la pêche à la drague et particulièrement l’effort sur la praire, en plus de tous les autres paramètres environnementaux. En quelques années, l’un des plus grands champs de maërl d’Europe a diminué en qualité. Son déclin menace la richesse et la biodiversité de cette mer presque fermée.

Le maërl a longtemps fait parler de lui autour des Glénan et sur la côte nord de la Bretagne. Son extraction massive a mobilisé ses défenseurs et permis de rappeler la richesse de ce milieu par petit fond (jusqu’à 35 m). La petite algue rouge calcaire (blanche quand elle est morte) héberge un grand nombre d’espèces de jeunes poissons, coquillages et crustacés. Lieux de vie et nurseries exceptionnelles, les gisements de maërl abriteraient jusqu’à 1 800 espèces sur les sites les plus foisonnants. C’est dire l’importance et l’utilité de ces tapis de biodiversité.
Riche et coloré, le maërl de la rade de Brest accueille jusqu’à 1 800 espèces dans les endroits les plus foisonnants. Là où il est encore en vie.
Riche et coloré, le maërl de la rade de Brest accueille jusqu’à 1 800 espèces dans les endroits les plus foisonnants. Là où il est encore en vie. (Yves Gladu)
Maërl vivant et maërl mort

Institutionnalisée au siècle dernier en rade de Brest, la pêche à la coquille (jusqu’à 300 bateaux au plus fort de l’activité) a eu un impact régulier sur ces bancs bien connus des marins-pêcheurs. L’augmentation de la motorisation des coquilliers et, surtout, l’émergence de dragues plus lourdes, plus profondes et plus destructrices ont peu à peu modifié le paysage sous-marin de la rade de Brest.

Le biologiste et chercheur en écologie marine Jacques Grall (IUEM-UBO) a été l’un des principaux lanceurs d’alerte sur le sujet, au milieu des années 2000 pour la rade de Brest. Ses travaux sur l’impact des dragues à praire ne lui ont pas rapporté que des amis. Intimidation, pression, rejet du monde de la pêche… Mais le chercheur a gardé le cap et a fini par se faire entendre de la profession. Sur les 180 km2 que compte la rade de Brest, on estime entre 30 et 40 km2 la surface totale des différents gisements de maërl. Aujourd’hui, les bancs en bonne santé (maërl vivant) ne s’étendraient que sur une vingtaine de kilomètres carrés.

Lire l’article complet sur ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP