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Frédérique cherche dans l’eau de mer une alternative aux antibiotiques

Dernière mise à jour le mercredi 18 décembre 2019

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 17 Décembre 2019
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Chercheuse Ifremer à la station biologique de Roscoff (nord-Finistère), Frédérique Le Roux travaille avec son équipe sur la phagothérapie, l’utilisation de virus pour traiter des maladies infectieuses. Elle cherche dans l’eau de mer une alternative aux antibiotiques.
Une alternative à l’impasse thérapeutique des antibiotiques

« Chaque année, 700 000 décès dans le monde sont attribuables aux bactéries multirésistantes. Ce nombre pourrait atteindre 10 millions d’ici 2050 », avance Frédérique Le Roux, chercheuse Ifremer à la station biologique de Roscoff (nord-Finistère). « Or, depuis les années 2000, où l’on se souvient de la fameuse campagne "Les antibiotiques, c’est pas automatique", on ne trouve plus de nouvelles molécules antibiotiques. Face à l’impasse thérapeutique (on ne pourrait bientôt plus soigner d’infections mineures comme les angines ou les infections dentaires), il y a deux solutions. La première est d’utiliser les antibiotiques quand cela est absolument nécessaire. La seconde est de trouver des alternatives : c’est ce que nous faisons ici, depuis 2017, en étudiant les phages isolés d’eau de mer ».
Les phages, prédateurs naturels des bactéries

« Prédateurs naturels des bactéries, les phages sont des virus qui jouent depuis toujours un rôle majeur dans la régulation des quantités de bactéries sur la terre. Ce sont des parasites obligatoires, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent se multiplier qu’en infectant les bactéries. Leur avantage est qu’ils s’amplifient tant qu’il y a une bactérie-cible (le pathogène) et sont éliminés dès qu’il n’y a plus de bactérie-cible. Ils ne peuvent pas infecter les cellules non bactériennes comme celles des algues ou des animaux. À la différence des antibiotiques, le phage est très spécifique et ne tue que sa bactérie-cible, sans attaquer les autres bactéries utiles d’un organisme. Sa spécificité est aussi son inconvénient : le phage peut être trop spécifique en cas d’infection à plusieurs pathogènes. C’est pourquoi la recherche fondamentale s’oriente sur l’établissement de cocktails de phages ».
Efficace depuis les années 40 dans les pays de l’Est

« Nous avons un retard considérable par rapport aux pays de .

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