Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

19 janvier : Bezhin Breizh. Macroalgue sous serre : un projet pilote à 20 M€ 18 janvier : Pêche. Tellineur, un métier menacé17 janvier : Sarzeau. La spiruline marine dope ses projets 15 janvier : Brexit. Brittany Ferries signe un contrat à 50 M€ avec le Royaume-Uni 14 janvier : Innovation. À bord du premier ferry autonome du monde 12 janvier : Innovation. Une lampe frontale pour surfer de nuit11 janvier : Lorient. Dix tonnes de merlu saisies au port de Lorient-Kéroman 10 janvier : Une méduse serait immortelle !9 janvier : Manche : les gendarmes contrôlent les pêcheurs à pied, trois infractions relevées8 janvier : Port-en-Bessin. Une vedette SNSM plus grande en attendant une neuve d’ici 20247 janvier : Pêche plaisance. Les quatre départements bretons réunis 5 janvier : Groix. Un rorqual de 16,50 m échoué sur les rochers4 janvier : Plouézec. Les trois apnéistes avaient pêché illicitement 398 coquilles Saint-Jacques 3 janvier : Baleine. Le Japon va reprendre ouvertement la pêche commerciale 2 janvier : Madagascar : à la découverte du premier caviar africainDécembre 2018 : Pêche. Tellineur, un métier menacéDécembre 2018 : Coquilles. À bord de l’Eter VagDécembre 2018 : L’année 2018 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée en Arctique depuis 1900Décembre 2018 : Baie de Somme. La densité des poissons a baissé de 80 % en 30 ansDécembre 2018 : Les coquilles Saint-Jacques aussi mangent du plastique Décembre 2018 : Neoline. Les voiliers nantais transporteront des voitures Renault Décembre 2018 : Civelles. Un « trafic international » jugé à Nantes
Accueil > Actualités de la mer > Hubert Reeves Pourquoi sauver la biodiversité ?

Hubert Reeves Pourquoi sauver la biodiversité ?

Dernière mise à jour le samedi 26 octobre 2013

Article paru
sur le site "Le Point" - 24 octobre 2013
Visualiser l’article original



En cette période d’incertitude vis-à-vis de l’avenir de l’espèce humaine, le mot "biodiversité" est de plus en plus présent dans les discours et les articles de tous ceux qui se préoccupent de la crise écologique contemporaine. Aujourd’hui, les menaces provoquées par le réchauffement climatique global dû à l’émission de gaz carbonique et à l’effet de serre qui déstabilise les climats sont de plus en plus reconnues par le grand public. Mais l’importance du problème de l’érosion de la biodiversité et l’urgence de s’en occuper sont beaucoup moins à l’ordre du jour.

Nombreux sont encore ceux qui supposent que cette préoccupation n’intéresse que la survie des espèces en danger (tigre du Bengale, dauphin chinois...) et se demandent pourquoi préserver, comme dans l’arche de Noé, toutes les "petites bêtes de la création". Il s’agit de bien autre chose que de sauver les espèces médiatiques ! Pour illustrer la situation, je vais vous parler d’un cas qui n’est pas exotique, celui des vers de terre (lombrics) de chez nous et d’ailleurs.

Les études montrent que ces animaux sont en diminution rapide dans nos sols arables. La cause de leur élimination est directement reliée aux méthodes prônant, par exemple, l’utilisation abusive de pesticides dans les champs. Ce désastre, bien sûr, ne fait pas la une des journaux comme l’ont fait les cyclones Katrina et Cynthia. Et pourtant, les menaces qu’il fait peser sur l’approvisionnement de nourriture pour une population terrestre toujours croissante sont tout aussi réelles.
Nous saccageons la nature

Nous prenons aujourd’hui conscience du fait que notre existence et notre confort reposent sur une quantité de facteurs que la nature nous procure sans frais et que, par nos activités, nous saccageons allègrement.

- Je pense aux abeilles et autres insectes et oiseaux, pollinisateurs des fleurs, et dont les effectifs s’effondrent. Le résultat de la pollinisation, c’est pourtant l’assurance de fruits et de graines constituant une fraction importante des nourritures humaines.

- Je pense aux marécages et autres zones humides que nous avons largement asséchés (assainis !) sans penser que ces surfaces jouent un rôle fondamental dans la purification des eaux de nos robinets. Leur restauration, quand elle est possible, est très coûteuse.

- Je pense aussi à la destruction des forêts mondiales qui stockent une fraction importante du gaz carbonique, un des responsables majeurs du réchauffement planétaire.
Importance cruciale

Lire l’article complet ...



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP