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Huîtres. Comment stopper la surmortalité ?

Dernière mise à jour le mercredi 4 août 2010

Le Télégramme - Vendredi 23 Juillet 2010



Huîtres. Comment stopper la surmortalité ?

Une centaine d’ostréiculteurs de Bretagne Sud se sont réunis, hier, à Sainte-Hélène, pour faire le point sur la surmortalité des huîtres juvéniles.

Selon les secteurs, entre 30 et 90% des huîtres juvéniles subissent une mortalité anormale. Lephénomène est apparu en 2008 et, cette année, il a commencé au début du mois de juin, dès que la température de l’eau a augmenté. « En 2009, 30% des 370 entreprises qui dépendent du Syndicat régional de la conchyliculture ont été touchées par le phénomène, explique son président, HervéJénot. Cette année, l’impact est encore difficile à évaluer mais il y en aura probablement encore plus ». D’où l’idée de cette réunion générale d’information qui s’est tenue, hier après-midi, à Sainte-Hélène, avec l’ensemble des services de l’État, pour faire le point. « C’est un phénomène fulgurant et rapide, explique Hervé Jénot. En deux à trois jours, entre 60 et 70% du cheptel de juvénile peut disparaître. Pour avoir des huîtres adultes, il faut des juvéniles. Quand il n’y en a plus... ». Pourquoi, une telle mortalité constatée dans les parcs à huîtres, du Maroc à l’Irlande, en passant par la Charente, la Normandie, la Vendée et bien sûr le littoral breton ? Les scientifiques d’Ifremer travaillent depuis deux ans sur le sujet. Nathalie Cochennec-Laureau, de l’Institut, a présenté, hier, aux professionnels, l’avancement des recherches. « Ce sont les classes d’âge inférieures et supérieures à un an qui sont touchées, sur les lots étudiés par les scientifiques. 94% des lots sont positifs pour les virus. 95% des lots sont positifs pour la bactérie splendidus ».

Améliorer la survie

Comment lutter contre ces agents infectieux ? Les traitements médicamenteux sont impossibles. Reste l’amélioration de la survie par la génétique, sur laquelle travaille Ifremer. Des programmes de réensemencement et un plan de sauvegarde sont à l’étude. « Avec le plan de réensemencement, il s’agit de donner du stock aux ostréiculteurs. Avec le plan de sauvegarde, on tente de faire des huîtres plus résistantes, explique le président du SRC. Pas facile quand 95% des huîtres dans le monde sont de la même espèce. En tout cas, il est important que les professionnels soient informés ».

Sophie Paitier



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