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Identifier les algues pour aider à la recherche scientifique

Dernière mise à jour le samedi 29 février 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 18 FévrierJanvier 2020
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Chacun peut aider la recherche scientifique en participant à l’identification des algues du littoral atlantique selon un protocole bien défini.

Et si vous alliez étudier les algues pendant vos vacances ? Les débris abandonnés par la mer sur les hauts de plages, appelés laisse de mer, font l’objet d’études par les scientifiques.

Le programme Plages vivantes, lancé en 2017 par deux scientifiques de la station biologique marine de Concarneau, porte sur l’impact des changements climatiques et anthropiques sur la biodiversité. Le protocole Alamer, qui en fait partie, se focalise sur les algues. Les particuliers, scolaires et associations sont invités à recenser les espèces présentes sur les plages, selon le protocole défini, pour aider à la recherche scientifique. Des associations sont en train d’être formées à la mise en place de ce protocole, dont Bretagne vivante.
Accessible à tous

Le protocole Alamer (pour Algues de la laisse de mer) est lancé à large échelle, spatiale, car il concerne tout le littoral atlantique et de la Manche, et temporelle. « L’impact du réchauffement climatique ne se mesure pas sur une année, explique Pauline Poisson, coordinatrice du protocole Alamer, mais sur dix ou vingt ans ».

Le principe du protocole est plutôt simple et accessible à tous. Il suffit de mettre en place un transect de 25 m, à l’aide d’un ruban gradué ou à défaut d’un bout marin de même longueur, sur de la laisse de mer fraîche. Le transect permet d’estimer le volume de laisse de mer, en mesurer la longueur, la largeur et l’épaisseur.

Pour la deuxième étape, il faut former un quadrat, à l’aide d’une corde de 1 m². C’est dans ces carrés que les algues seront étudiées à l’aide d’une clé d’identification. « Parfois, il n’y a que des morceaux qui ne permettent pas d’identifier jusqu’à l’espèce », prévient Pauline Poisson. Dans ce cas, noter à quel groupe ces algues appartiennent aide déjà.

En groupe, ce travail prend entre quarante-cinq minutes et une heure trente, en fonction de la quantité d’algues. « Avec cinq quadrats, on se rend compte qu’on arrive à identifier 90 % des espèces sur la plage », ajoute la scientifique. Une personne seule peut ne travailler que sur un quadrat et déjà aider à la recherche. Les observations réalisées doivent, ensuite, être rentrées sur le site interne de Plages vivantes.

Des scientifiques de la station biologique marine de Concarneau travaillent sur les données récoltées qu’ils comparent avec celles ramenées par des experts. « Ils comparent les deux jeux de données pour vérifier que les mêmes algues sont retrouvées aux mêmes endroits », précise Pauline Poisson. Ces travaux feront bientôt l’objet d’une première publication scientifique.
PratiqueLes informations pour participer au protocole Alamer sont présentes sur plagesvivantes.65mo.fr.

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