Cookie Consent by PrivacyPolicies.com

Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > Ifremer. Les micro-algues toxiques surveillées

Ifremer. Les micro-algues toxiques surveillées

Dernière mise à jour le mardi 2 décembre 2008

Le Télégramme - Mardi 2 décembre 2008


Ifremer. Les micro-algues toxiques surveillées

Le laboratoire côtier Ifremer de Concarneau (29) est spécialisé dans les micro-algues toxiques. Veille sanitaire et découvertes de nouvelles espèces sont le quotidien de ces chercheurs.

« Depuis 20 ans, la Bretagne, c’est 55 % des fermetures de zones de pêche ou de production de coquillages », constate Claude Le Bec, responsable du laboratoire Ifremer de Concarneau. « Le département du Finistère en représente un tiers : 15 ans de fermeture cumulée pour toute la zone dont 4,5 années pour Douarnenez ». En cause des micro-algues (entre 5 et 200µ) dont la plus connue reste le dinophysis. « 85 % des cas de fermetures, essentiellement en Bretagne Sud ». Une algue toxique qui est désormais présente toute l’année.

850 analyses par an
Laboratoire spécialisé dans la recherche de phycotoxines, Concarneau réalise annuellement quelque 850 analyses. « 45 % des analyses nationales ». Les accréditations Cofrac pour quatre méthodes confèrent au laboratoire d’analyses concarnois une place prépondérante dans le cadre du réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY). « Les premières analyses remontent à 1987 ». Aujourd’hui, les prélèvements arrivent
toutes les semaines des autres centres comme ceux de La Trinité-sur-Mer ou de Cherbourg (50). La surveillance systématique concerne trois familles de micro-algues. Les amnésiantes (pseudo-nitzschia) qui frappent les coquilles, les paralytiques (alexandrium) qui touchent essentiellement les estuaires (Aber Wrac’h, baie de Morlaix ou Rance) et les diarrhéiques dont la plus célèbre est le dinophysis.

De nouvelles espèces
Avec une antenne à Dinard (un chercheur), Paimpol (un chercheur) et Brest (trois chercheurs), le laboratoire côtier de Concarneau (onze chercheurs) doit composer avec un terrain vaste : du Mont-Saint-Michel à la Laïta (pays de Quimperlé). Et faire face à des enjeux économiques énormes entre ostréiculture, conchyliculture et pectiniculture dont l’une des espèces phares est la coquille Saint-Jacques. À cette recherche appliquée, le laboratoire ajoute une seconde corde à son arc, plus fondamentale, la taxonomie. L’objectif est de décrire et classifier les espèces. Le laboratoire concarnois compte dans ses rangs deux spécialistes de la question : Nicolas Chomerat et Elisabeth Nezan. « Il en existe quatre ou cinq dans le monde, on en a deux à Concarneau », constate avec satisfaction Claude Le Bec. Sur la base d’un séquençage ADN réalisé dans les laboratoires du Muséum d’histoire naturelle de Concarneau, les spécialistes ont d’ores et déjà mis à jours « trois à quatre nouvelles espèces ».

Pratique
Les 9 et 10 décembre, Ifremer et le Muséum d’histoire naturelle organisent à Concarneau un colloque sur « les algues, leur importance actuelle ».
Stéphane Guihéneuf



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP