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Jean-François Masselot, un Dunkerquois engagé dans la gestion durable des eaux côtières

Dernière mise à jour le mardi 11 janvier 2011

Article paru sur le site "La Voix du Nord" - Samedi 08 Janvier 2011
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Jean-François Masselot, un Dunkerquois engagé dans la gestion durable des eaux côtières

Dans le cadre d’un projet européen baptisé Aware, des scientifiques et des élus sont en train de plancher sur une gestion durable des écosystèmes marins côtiers, dont celui de la Mer du Nord. Des citoyens « ordinaires » ont été associés à la démarche dont un Dunkerquois, Jean-François Masselot, par ailleurs président de Fructôse.

Qui a dit que l’activité industrielle et le trafic maritime qu’elle engendre étaient les principales sources de pollution constatée sur les côtes dunkerquoises ? Selon les scientifiques, l’activité terrestre est le principal responsable d’un phénomène qui touche la Mer du Nord et la plupart des autres océans du monde : l’eutrophisation. Traduisez : l’apport excessif de substances nutritives comme l’azote et le phosphore, qui peuvent entraîner la prolifération de végétaux aquatiques, de type algues ou mousses, parfois toxiques (toxines, méthane, ammoniac, hydrogène sulfuré, etc.).

Initié l’année dernière, le projet Aware vise à sensibiliser les décideurs européens à l’urgence d’une meilleure gestion durable des écosystèmes marins côtiers d’Europe. « Les rejets industriels peuvent effectivement être l’une des causes du phénomène. Concernant Dunkerque, celui-ci est toutefois lié à l’activité agricole (en fait aux épandages, très riches en engrais, ndlr), et plus globalement, au comportement des ménages », indique Jean-François Masselot.

Engagé volontairement dans la démarche, le Dunkerquois avait, comme bon nombre de citoyens « ordinaires », quelques idées préconçues quant à l’origine de la pollution des eaux côtières. « De par ma profession (collaborateur d’élus au conseil régional à Lille), j’ai certes de l’expérience dans le domaine de la gestion publique, mais aucune connaissance directe dans celle des eaux marines. La démarche engagée au niveau européen vise donc à combattre les clichés et à cibler des formes de communication qui toucheront le public pour provoquer chez lui une prise de conscience ».

À Dunkerque, les mousses sont le premier impact visible de l’eutrophisation. « L’apport de phosphore et d’azote lié à l’activité agricole arrive jusqu’à la Mer du Nord via les rivières », explique Jean-François Masselot. Idem pour les eaux traitées dans les stations d’épuration. « Les substances nutritives ne sont pas suffisamment retenues dans ces stations, poursuit le Dunkerquois. Tout ne pouvant pas être réglé par la technique, on ne peut pas non plus multiplier les stations d’épuration, d’où la nécessité, pour les citoyens ordinaires, de changer leurs pratiques de consommation courante. » Et l’enjeu est effectivement de taille : « L’impact est d’abord visuel, mais la toxicité des algues à forte concentration peut également avoir un impact sur la faune et la flore marine », conclut Jean-François Masselot. Sur la faune et la flore marine, certes, mais sur l’être humain aussi, via la consommation de certains fruits de mer, comme les coquillages.

PAR OLIVIER DUFOURG



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