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L’Ifremer ausculte la coquille avant la pêche

Dernière mise à jour le jeudi 7 octobre 2010

Article paru sur le site "Ouest-France.fr" - Mercredi 06 Octobre 2010
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L’Ifremer ausculte la coquille avant la pêche

Reportage

7 h 30, port de Saint-Quay Portrieux. Les 135 tonnes du Thalia s’ébrouent. Le navire Genavir - armement spécialisé dans la recherche océanographique - prend rapidement le large. À son bord, six hommes d’équipages et cinq techniciens de l’Ifremer.

Jérôme Huet, chef de la mission et Gilles Le Cléac’h, commandant du Thalia, se penchent sur une carte marine truffée de croix. Le premier trait - action de traîner la drague au fond de la mer - se fera au sud-est du Petit-Léjon. « 115 points comme celui-ci sont choisis chaque année de façon aléatoire sur l’ensemble du gisement principal », précise Jérôme Huet. À l’aide du GPS, Gilles Le Cléac’h dirige le Thalia sur le premier point de la journée.

8 h 10, la première drague est jetée à l’eau. Sur un écran d’ordinateur Mathilde, suit la progression du trait. « Nous effectuons un premier trait long de 200 m, détaille Jérôme Huet. Puis un second juste à côté dans les mêmes conditions. S’il est totalement différent du premier, nous en faisons un troisième. Ceci afin d’éviter un trait rendu atypique par la présence d’un caillou, d’un trou, etc. »

Coquille, quel âge as-tu ?

Cette pêche scientifique réalisée chaque année depuis 1986 n’a rien à voir avec celle réalisée dans les semaines à venir par les coquilliers (1). La drague d’Ifremer est notamment composée d’anneaux plus petits ; 50 mm contre 102 chez les pêcheurs. Ce qui permet de regarder de près les saint-jacques les plus jeunes. Et prédire leur évolution dans les années futures.

Une fois la drague ouverte sur le pont, les techniciens d’Ifremer trient les coquilles. Les classent selon leur âge. Comment déterminent-il ce dernier ? « Chaque hiver, la coquille a un arrêt de croissance, explique Hervé, l’un des techniciens. Cet arrêt de croissance prend la forme d’un liseré blanc visible sur le dos de la coquille. »

Les saint-jacques sont comptées, puis mesurées, chaque donnée étant scrupuleusement notée pour nourrir dans la foulée une base informatique. Jeudi dernier, 550 coquilles sont ainsi passées dans les mains des experts de l’Ifremer. Les données collectées à chaque campagne sont ensuite analysées par Spyros Fifas, bio-mathématicien de l’Ifremer. « C’est lui, qui au regard de l’évolution de la ressource, préconisera un quota auprès des prêcheurs », poursuit Jérôme Huet.

Outre les débris de coquilles, les crépidules s’invitent à bord . Un prélèvement permet d’établir le ratio crépidules mortes - crépidules vivantes. Avec ce constat : « Depuis quelques années, elles progressent... »

François GRÉGOIRE

(1) - L’ouverture officielle de la campagne sur le gisement principal de la baie sera décidée par le bureau de la baie. Ce dernier se réunit généralement fin septembre-début octobre, après restitution par Ifremer des résultats de la campagne d’évaluation.



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