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L’air et l’eau sous surveillance

Dernière mise à jour le vendredi 30 mai 2014

Article paru
sur le site "Le Télégramme" - 21 Mai 2014
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C’est loin d’être le service le plus connu de la Marine et, pourtant, le Lasem contrôle des éléments essentiels pour la santé et la sécurité des militaires. Sa responsable est pharmacienne. Valérie Tréguer nous présente les diverses missions de son service.

Vous êtes-vous demandé qui contrôle la qualité de l’air et de l’eau à bord des navires de la Marine nationale et, plus particulièrement, à bord des sous-marins nucléaires en patrouille pendant 70 jours ?

Le laboratoire d’analyses, de surveillance et d’expertise de la Marine (Lasem) s’assure de la qualité de l’air dans ces atmosphères confinées ainsi que de l’eau fournie par les osmoseurs du bord. À terre, le travail ne manque pas non plus avec la vérification de la qualité de l’air dans les bâtiments et notamment les constructions encore concernées par l’amiante. Une surveillance particulière des souterrains est menée par les hommes et les femmes du Lasem qui reçoivent également des unités des échantillons pris sur le terrain.

Le contrôle de la qualité de l’eau concerne également celle des ports, afin de s’assurer du moindre impact de l’activité militaire.

Au travers de leur large spectre d’activités, les équipes sont aussi spécialisées dans le contrôle de la qualité de l’air respiré par les plongeurs. Après un accident de plongée, le Lasem peut être sollicité pour vérifier la qualité de l’air délivré.

Les structures de plongée civiles peuvent également bénéficier de cette expertise. La justice peut également demander au laboratoire de comparer des boulettes de fioul échouées sur le littoral afin de retrouver la source ou l’émetteur.

Le travail du Lasem autour du nucléaire fait l’objet de davantage de commentaires.

« Déontologie et fiabilité »

Comment des militaires peuvent-ils réaliser un travail objectif et équilibré au sein de leur institution ? « Vous pensez que les choses seraient plus fiables avec un laboratoire privé qui, de toute façon, partagerait un certain intérêt avec son client ? Déontologie et fiabilité sont les maîtres mots du service », assure la directrice. « Notre force est aussi de pouvoir intervenir à tout moment, 24 heures sur 24. Demandez à un laboratoire privé d’intervenir sur le champ. Cela nous est arrivé, nous avons attendu trois semaines ». Dans le domaine de la sûreté nucléaire où la surveillance est quotidienne, dans un rayon de 10 km autour de l’Ile-Longue et du bassin n° 8, 23 balises retransmettent en permanence le taux de radioactivité dans l’environnement. Des mesures qu’il faut naturellement rapprocher des émanations naturelles de radon propre au sol granitique breton.

Mais comment être certain de la fiabilité et du degré de sensibilité du dispositif en vigueur ?

Le nuage de Fukushima est passé !

Valérie Tréguer raconte le passage du nuage radioactif de Fukushima au-dessus de Brest, quelque temps après la catastrophe nucléaire japonaise. On est en avril 2011. Les équipes sont sur le qui-vive et dorment sur place.

Pendant quelques heures, les instruments vont enregistrer le passage de la zone radioactive au-dessus de Brest. En dose très faible mais suffisante pour faire réagir les instruments. Des traces de radioactivité ont également été retrouvées, les jours suivants, sur la végétation et dans l’herbe de la zone concernée. Aucune raison de s’en réjouir, si ce n’est de reconnaître l’efficacité du dispositif de surveillance et de la sensibilité des outils utilisés.

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