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L’assombrissement du Groenland amplifie le changement climatique

Dernière mise à jour le jeudi 12 juin 2014

Article paru sur le site "Techno-sciences.net"
- 11 juin 2014
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Dans une publication parue le 8 juin dans Nature Geoscience, des chercheurs de Météo-France et du CNRS viennent de montrer que la neige recouvrant la calotte groenlandaise au printemps est moins "blanche" depuis 2009 à cause d’un accroissement des dépôts d’impuretés. Cet assombrissement a contribué à la récente fonte accélérée de la calotte et pourrait amplifier le changement climatique sur la calotte.

L’énergie solaire absorbée par la surface de la calotte groenlandaise dépend de la "blancheur" - ou albédo - de la neige qui la recouvre. L’albédo varie essentiellement avec la taille des grains de neige et la quantité d’impuretés absorbantes contenues dans le manteau neigeux.

Grâce à des satellites observant la surface du Groenland dans le visible et l’infrarouge, Marie Dumont du Centre d’études de la neige du CNRM-GAME (CNRS/Météo-France) et ses collègues viennent de mettre en évidence que depuis 2009, la neige présente à la surface du Groenland au printemps et en été était moins blanche qu’auparavant. L’assombrissement estival est bien connu, il a déjà fait l’objet de précédents travaux ayant montré qu’il était un maillon d’une " boucle de rétroaction positive" du système climatique : sous l’effet du réchauffement climatique, la température estivale de la neige de surface augmente, ce qui entraîne un grossissement des grains de neige. Ce grossissement induit une diminution de l’albédo et donc une augmentation de l’absorption de l’énergie solaire par la surface qui amplifie le réchauffement initial.

La nouveauté concerne le printemps : cette étude montre pour la première fois que l’assombrissement est à cette saison lié à la présence croissante d’impuretés dans la neige. Les images satellites révèlent par ailleurs des impuretés "colorées" et non noires comme le carbone suie, ce qui indique qu’elles pourraient être constituées de poussières minérales. Les chercheurs avancent l’hypothèse que la poussière minérale rendue disponible par une fonte plus précoce de la couverture neigeuse saisonnière aux hautes latitudes serait transportée par le vent et se redéposerait sur la calotte groenlandaise.

La modélisation numérique permet en outre de conclure que cet assombrissement printanier a pu contribuer à la récente accélération de la fonte du Groenland. Il induirait en effet un réchauffement plus précoce de la neige de surface, ce qui renforcerait la boucle de rétroaction positive se mettant en place en été.

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