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L’huître japonaise est sauvée

Dernière mise à jour le lundi 3 octobre 2011

Article paru sur le site "Sud-Ouest" - Vendredi 30 Septembre 2011
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L’huître japonaise est sauvée

Grâce à l’aide française, les ostréiculteurs japonais, sinistrés après le tsunami, ont pu redémarrer leur activité cet été. Une délégation est attendue lundi prochain.

La Charente-Maritime a peut-être sauvé l’huître japonaise. Grâce à l’appel relayé au mois de juin par la Chambre de commerce et d’industrie de Rochefort et Saintonge, les ostréiculteurs de la région de Sanriku, au Japon, sinistrée après le tsunami du 11 mars dernier, ont pu redémarrer leur activité dès cet été.

L’opération baptisée « France O-Kaeshi » a porté ses fruits au-delà des espérances : la Fondation de France vient en effet de labelliser l’opération et de verser un chèque de 200 000 euros. Une somme à laquelle il faut ajouter les contributions de la CCI (5 000 euros), du Département (10 000 euros) ou encore de la section régionale conchylicole qui a récolté 2 000 euros sur le Grand Pavois.

Défi relevé
Mais la véritable gageure était de faire parvenir du matériel ostréicole avant la saison de captage des naissains. Défi relevé.

À l’origine de l’opération, Patrice Mulot, patron des établissements Mulot à La Tremblade, spécialiste mondial de matériel ostréicole, avait pu faire expédier, début juillet, près de 6 tonnes de cordages et de bouées aussitôt installés. Quelques jours plus tard, il se rendait sur place pour vérifier que tout était bien arrivé mais aussi assister les ostréiculteurs japonais. Résultats : selon les premières informations transmises par les professionnels de Sendaï, 70 % du captage aurait été possible.

Le lundi 3 octobre, deux ostréiculteurs japonais sont attendus en Charente-Maritime pour témoigner de leur reconnaissance. Mais aussi découvrir des techniques de captage « à la française ». Les Japonais captent en effet les jeunes huîtres sur des coquilles Saint-Jacques qu’ils laissent ensuite grossir. Car là-bas la coquille ne fait pas l’huître, qui se déguste sous forme de beignets ou en soupe.

Dans les années 70, ce sont les naissains de Sanriku qui étaient venus sauver la filière française touchée déjà par de fortes mortalités. Il n’y a pas si longtemps encore, quelques mois avant le terrible tremblement de terre, une délégation française s’était rendue au Japon dans l’espoir de ramener des naissains de Sanriku réputés très résistants.

Les ostréiculteurs de Marennes-Oléron ne pouvaient rester insensibles au drame qui avait touché leurs homologues à l’autre bout du monde. En aidant l’huître japonaise, les ostréiculteurs français savent aussi qu’ils participent à leur propre sauvegarde.

Agnès Lanoëlle



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