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L’impact des élevages de moules fait des vagues

Dernière mise à jour le vendredi 21 juin 2013

Article paru
sur le site "Ma ville" - 20 Juin 2013
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Près de Saint-Coulomb et de Cancale, l’élevage des moules en filières fait débat. Même l’idée d’une expérimentation très limitée se heurte à de fortes résistances.

La polémique

Samedi, à 15 h, un rassemblement d’opposants aux projets d’élevages de moules sur filières se tiendra sur la plage Du Guesclin, à Saint-Coulomb, à l’appel de trois associations : ASLE (Association de sauvegarde du littoral et de l’environnement 35), ACEQV (Association de la côte d’Émeraude pour l’environnement et la qualité de vie), Addice (consommateurs de Cancale et des environs).

Une quatrième association, l’Apeme (Association Pays d’Émeraude mer environnement), a choisi une autre stratégie. Marie Feuvrier, présidente, et les membres de l’association ne sont pas « hostiles aux mytiliculteurs et au développement économique. Nous dénonçons les pratiques de ceux qui portent préjudice à leur profession, et à l’environnement. » L’association s’implique au sein d’un comité de concertation piloté par le sous-préfet de Saint-Malo, François Lobit. Comité qui s’est réuni en mars et en mai. Une nouvelle réunion est programmée en septembre, le temps de fournir de nouvelles réponses sur les études d’impact.

Trop de déchets incontrôlés

L’Apeme s’appuie sur des constats effectués en baie du Mont Saint-Michel : « Des petites moules de bouchots sont rejetées non concassées le long du chemin conchylicole. Elles attirent les goélands, fournissent un ancrage à l’espèce invasive des crépidules. Elles dégagent une odeur nauséabonde de décomposition lorsqu’il fait chaud. » Ensuite, les coquilles s’étalent en matériau peu hospitalier sur de vastes surfaces (photo). « Cette pollution s’ajoute aux 5 000 tonnes de moules sous taille rejetées à la mer annuellement et sans contrôle... », dénonce un militant de l’Apeme.

Quelle expérimentation ?

Devant la forte mobilisation populaire, le préfet avait retoqué deux projets d’élevages de moules « en filière », une technique (élevage sur cordes) qui diffère beaucoup de celle des bouchots (enroulement autour de pieux). Il avait convenu avec les opposants de la nécessité d’une étude d’impact. Le lancement d’une expérimentation à la demande du comité conchylicole de Bretagne Nord a relancé la polémique. Car ses détracteurs viennent de découvrir qu’on ne s’en tiendrait pas à quatre lignes de 100 mètres (tendues entre des bouées flottantes et subflottantes) sur près de vingt hectares.

« Cela ne peut pas permettre une évaluation scientifique sérieuse », estiment Marie Feuvrier et ses amis. Les noms de deux opérateurs privés, Quéma et Vettier, sont cités pour un projet de 285 ha et une production évaluée à 10 000 tonnes. « Pas question qu’il y ait de l’argent public », préviennent les membres de l’association. L’expérimentation a été chiffrée à 619 000 €.

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