Manger la mer, Invitez la mer à votre table !

Accueil > Actualités de la mer > La Manche veille sur sa mer depuis trente ans

La Manche veille sur sa mer depuis trente ans

Dernière mise à jour le mardi 27 septembre 2011

Article paru sur le site "Ouest-France" - Mardi 20 Septembre 2011
Visualiser l’article original



La Manche veille sur sa mer depuis trente ans

En 1981, le conseil général décidait de s’occuper lui-même de ses richesses maritimes. Depuis, son Smel (Syndicat mixte pour l’équipement du littoral) mène un travail de fond, sans faire de vague.

Le Syndicat du littoral a 30 ans

En 1981, sous l’impulsion du conseiller général de Saint-Malo-de-la-Lande, Claude Asselin, et du préfet de l’époque, s’est constitué le Syndicat mixte pour l’équipement du littoral, le Smel. Le conseil général de la Manche s’est ainsi pris en main pour s’occuper lui-même de ses problèmes maritimes, afin de promouvoir ce secteur économique. Aujourd’hui, ce centre comprenant 12 scientifiques et techniciens basés à Blainville-sur-Mer fonctionne avec un budget de 950 000 € annuels, financés pour 600 000 € par le conseil général. Le reste provient des divers professionnels et collectivités qui souhaitent y adhérer, ayant un lien avec la mer.

Gestion et innovations

Le Smel surveille le stock en poissons, crustacés, mollusques ou encore végétaux marins au large des 330 km de côtes manchoises. « Par le passé, il a travaillé sur les ormeaux, les oursins ou encore plus récemment sur le réensemencement en coquilles saint-jacques », indique Bernard Tréhet, son président. Le syndicat a aussi pour mission de mettre en valeur la conchyliculture et la pêche. Il s’intéresse également aux innovations et diversifications. Bref, quasiment un océan de compétences, qui souvent s’étend au-delà des limites du département.

Des données pour les huîtres

Le Smel a été bien évidemment en première ligne lors des épisodes de mortalité des huîtres. « Grâce aux données recueillies par le Smel, on sait de plus en plus de choses sur la mortalité, souligne Joseph Costard, président du comité régional de conchyliculture, membre à part entière du Smel. Ce qui nous a permis de prendre rapidement des dispositions de gestion, qui aujourd’hui sont copiées ailleurs. »

Autre aspect : les travaux du Smel sont utilisés par le CRH, centre de référence de l’huître, récemment créé à Caen, et réunissant aussi bien l’Ifremer que l’université ou encore les conchyliculteurs. « On espère que le projet de mini-écloserie expérimentale se fera dans la Manche », pointe Joseph Costard. Et peut-être le Smel pourra-t-il s’engager dans un projet de recherche de nouvelles pratiques d’élevage.

Un coup de pouce au homard

Fruit de deux ans de travail, et de quarante ans de gestion suivie, le homard bleu du Cotentin et de Jersey vient de décrocher un écolabel. Cette certification n’a rien à voir avec les labels gourmands, mais garantit que cette pêche s’inscrit dans une démarche respectueuse de l’environnement. « Le Smel a contribué au cahier des charges très exigeant, avec son suivi de gestion », salue Daniel Lefevre, président du comité régional des pêches. Cet écolabel sera officiellement décerné à la fin du mois à Granville, au festival Coquillages et crustacés.

Des éponges pionnières

Parmi la vingtaine de projets sur laquelle travaille actuellement le Smel, figure une action particulièrement innovante. Spontox, son nom de code, porte sur l’utilisation de certaines éponges marines, pour déterminer la qualité des eaux, en analysant leur teneur en polluants. Les Manchois sont même allés à Hong-Kong présenter leur programme, actuellement testé à Cherbourg. « Notre test devrait être ensuite étendu au niveau national, et pourquoi pas mondial », s’enthousiasme Bernard Tréhet.

Nathalie LECORNU-BAERT



Suivre la vie du site RSS 2.0 | Contacts | Qui suis-je ? | Remerciements | Plan du site | SPIP