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La bactérie vibrio aestuarianus, une menace pour les huîtres

Dernière mise à jour le mardi 6 août 2013

Article paru
sur le site "Ouestfrance_entreprises" - 01 Août 2013
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Cette bactérie au nom barbare est en cause. Après les juvéniles, les ostréiculteurs voient leurs huîtres adultes mourir. De la Bretagne à la Méditerranée, tout le monde est, plus ou moins, touché. La filière ostréicole française doit faire face à une nouvelle crise. Le phénomène touche surtout le bassin d’Arcachon. « De notre côté, nous avons quelques cas qui nous inquiètent, mais ils sont isolés », indique Florence Bouris-Madec, secrétaire générale du comité régional de conchyliculture de Bretagne nord.
Une surmortalité anormale

La mortalité des huîtres juvéniles est apparue en 2008, en raison de la présence d’un herpès virus. Celle des adultes est apparue l’année dernière, en Bretagne. En cause : une bactérie mortelle, vibrio aestuarianus, dont la prolifération pourrait être due à l’élévation de la température, après un printemps froid. « La nouveauté, c’est que les huîtres meurent dans les parcs, en mer, sans même avoir été manipulées pour aller en bassin », s’inquiète Florence Bouris-Madec.

L’Institut français pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a prélevé des échantillons dans l’étang de Thau, sur la Méditerranée, au lac d’Hossegor (Landes), à Arcachon (Gironde), en Charente-Maritime, en Bretagne nord et en Normandie. « Les taux de mortalité vont de 15 % à 65 % sur certains lots », rapporte Tristan Renault, responsable de l’unité Santé, génétique et microbiologie des mollusques à l’Ifremer. « Cela touche essentiellement les huîtres issues d’écloseries, avec de 50 à 80 % de taux de mortalité, alors que les huîtres naturelles sont touchées dans une moindre mesure, avec des taux de 8 à 10 % », constate Olivier Laban, président de la Section régionale conchylicole (SRC) Arcachon-Aquitaine.

En Bretagne nord, des déclarations de pertes ont été faites en baie de Cancale (Ille-et-Vilaine) et en baie de Morlaix (Finistère). Mais pratiquement aucune en baie de Paimpol (Côtes-d’Armor), la plus grosse zone de production de la région. « Ce qui ne veut pas dire qu’ils sont épargnés, relève Florence Bouris-Madec. La période est plus creuse en été, les ostréiculteurs vont donc moins sur leur stock commercialisable. »

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