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La conchyliculture, une tradition en pleine mutation

Dernière mise à jour le samedi 19 septembre 2020

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 15 Septembre 2020
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Traditionnelles en Bretagne, les productions d’huîtres, moules, palourdes et coques s’adaptent progressivement aux nouvelles attentes des consommateurs. Les professionnels de la conchyliculture ont aussi dû adopter de nouvelles pratiques prenant en compte la fragilité croissante du milieu marin.

L’ostréiculture est la première activité conchylicole bretonne. Le long du littoral ou dans les rias de la Manche et de l’Atlantique, la production d’huîtres creuses Crassostreagigas devance largement celle des huîtres plates ou Bélon (Ostrea edulis) décimées par des parasites il y a quarante ans. Après avoir été déstabilisées à plusieurs reprises par des épizooties (sans conséquences pour l’homme), les entreprises ostréicoles ont dû progressivement repenser leurs productions d’huîtres en poches sur des tables, directement sur l’estran ou en pleine mer. Pour compenser la surmortalité des jeunes huîtres creuses ou juvéniles contaminées par un rétrovirus depuis une dizaine d’années, les ostréiculteurs captent désormais le naissain (larves) de creuses dans des zones préservées jusqu’en Irlande. Et ils ensèment beaucoup plus en vue de s’assurer un niveau de production satisfaisant. Le captage des larves d’huîtres plates continue à se faire essentiellement en baie de Quiberon..
Totalement tributaires de la fiabilité des installations de traitement des eaux sur terre,

les ostréiculteurs mènent aussi, en leur sein, des actions de sensibilisation dont l’objectif

est de réduire la pollution de la mer, par le plastique des poches d’élevage, notamment.
Des bars à huîtres en ville

Les périodes et les modes de consommation des huîtres ont changé. Des bars à huîtres ouvrent en ville pour une clientèle davantage sensible à la qualité. En dehors des fêtes de fin d’année, le consommateur apprécie aussi de déguster les huîtres l’été en bord de mer, alors qu’elles sont laiteuses (période de reproduction). Les écloseries commercialisent donc auprès de très nombreux ostréiculteurs des huîtres triploïdes stériles (près de 15 % de la production) qui se reproduisent plus vite et qui ne portent aucune laitance. Ces huîtres « rentables » sont cependant décriées par les défenseurs de l’« huître naturelle » opposés à cette « manipulation génétique ». Le débat restera ouvert tant qu’un accord ne sera pas trouvé sur l’étiquetage à la vente.

Aujourd’hui, on assiste à un changement complet de génération avec l’arrivée de jeunes

issus du milieu conchylicole, d’anciens salariés et même de cadres en reconversion attirés par le travail en plein air. La majorité des 800 entreprises, de moins en moins familiales, sont de petite taille. L’accueil de touristes, la production d’algues ou d’autres coquillages complètent parfois l’activité.
La mytiliculture exigeante en eaux de qualité

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