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Charente. Au secours des civelles

Dernière mise à jour le mercredi 28 mars 2018

Article paru sur le site "Le Télégramme :"
- 26 Mars 2018
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Les hommes de l’Agence française pour la biodiversité multiplient les opérations de contrôles sur les estuaires, rivières, étangs de la façade Atlantique pour éviter le braconnage des civelles.
Les hommes de l’Agence française pour la biodiversité multiplient les opérations de contrôles sur les estuaires, rivières, étangs de la façade Atlantique pour éviter le braconnage des civelles.

« On a eu des menaces, des coups sur nos agents, des barrages forcés... Et, dans un cas, l’an dernier, des coups de feu. On s’est déjà retrouvés sur des sites face à dix, vingt personnes.
C’est de la bande organisée, donc des risques potentiels pour nos contrôleurs », raconte Nicolas Surugue, directeur de l’Agence française pour la biodiversité (AFB), en Nouvelle Aquitaine. D’où la présence, cette nuit-là, de militaires du Psig (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) aux côtés des hommes de l’AFB, armés eux aussi. Pas vraiment l’image du scientifique de biodiversité ou du garde-pêche...
Dont ces inspecteurs assermentés sont pourtant les héritiers, protecteurs des espèces menacées. Chaque année, les « hommes en gris » (couleur des uniformes de l’AFB) procèdent à quelque 300 opérations de contrôle sur les estuaires, rivières, étangs de la façade Atlantique, aire de prédilection de la civelle (« pibale » dans le Sud-Ouest), l’alevin d’anguille européenne (Anguilla anguilla).
Protégées depuis 2009
C’est là que la civelle, après son inouïe traversée de l’Atlantique sur sept-huit mois, portée par le Gulf Stream, vient se poser, vers octobre, et grandir, parfois jusqu’au pied du Massif central ou des Pyrénées. Jusqu’à devenir l’anguille argentée qui, dans dix ans, retraversera l’Atlantique, pour aller frayer dans la mer des Sargasses. Incroyablement résilients, ces minis « spaghettis » (sept centimètres), comme les appellent les gens de l’AFB, sont aussi vulnérables, et, depuis 2009, espèce protégée par la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), dans la foulée d’une directive européenne en 2007, déclinée en France en « Plan de gestion de l’anguille » (2010).

Forte demande de l’Asie
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