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Le corail, « une poule aux oeufs d’or »

Dernière mise à jour le lundi 21 février 2011

Article paru sur le site "France-Antilles" - Vendredi 11 Février 2011
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Le corail, « une poule aux oeufs d’or »

Un récif corallien vaut cher. Très cher... 245 millions d’euros par an. Telle est la valeur économique annuelle, par exemple, des récifs coralliens, des herbiers et de la mangrove en Martinique. Il est prévu, à l’horizon 2013, de réaliser une telle étude sur l’ensemble des territoires d’Outremer dont la Guadeloupe. Cette richesse provient notamment du tourisme, de la pêche et de la protection des côtes qu’ils apportent. En Nouvelle-Calédonie, le montant tournerait autour de 300 millions d’euros.

« Sortir de l’affrontement entre les pro-exploitation et les pro-conservation »
Ce montant a été donné lors d’une conférence à l’Aquarium de la Porte Dorée, à Paris en début de semaine, intitulée « Quel avenir pour les récifs coralliens ? » , organisée dans le cadre de l’Année des outre-mers. La ministre chargée de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a rappelé que « les récifs coralliens permettent à 30 millions de personnes dans le monde de se nourrir. Ils sont un élément structurant de l’économie de plus de 100 pays tropicaux particulièrement les petits États et les territoires insulaires, à travers la pêche et le tourisme » .

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Écologie, elle-aussi présente, a appelé à « sortir de l’affrontement entre les pro-exploitation et les pro-conservation pour trouver à marier les deux démarches car si l’exploitation aboutit à la destruction des massifs, c’est la mort de la poule aux oeufs d’or. Au bout du compte il n’y aura plus rien. Ni tourisme, ni activités économiques » .

La ministre veut que 2011 soit « l’année de l’extension des aires marines protégées » .

En Polynésie française, les deux tiers des îles son bâties sur un substrat corallien. L’atoll de Mururoa, qui a servi aux essais nucléaires souterrains français, risque l’effondrement. Au-delà de ce risque bien particulier, le ministre de l’Écologie polynésien Nicolas Bertholon, relève lui-aussi qu’il « faut continuer à être capable de développer notre économie tout en préservant notre environnement » . Les récifs des îles hautes sont les plus touchés car ils sont victimes du développement démographique, économique et industriel. Inconvénients auxquels il faut ajouter le réchauffement climatique et l’activité humaine mondiale.

Dans les Caraïbes, le CNRS et l’université des Antilles et de la Guyane mènent une réflexion sur la création d’un institut pour la conservation des récifs coralliens à l’échelle des petites Antilles.

David MARTIN (Agence de presse GHM)



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