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Le gros appétit de la pêche espagnole

Dernière mise à jour le jeudi 6 mai 2010

Ouest-France.fr - Jeudi 6 Mai 2010



Le gros appétit de la pêche espagnole

Ses armateurs veulent pouvoir acheter des quotas de poissons dans d’autres pays. Levée de boucliers côté français.

À Vigo, où s’est tenue hier une réunion des ministres européens, les marins-pêcheurs espagnols n’attendent pas grand-chose des débats sur la réforme de la politique commune de la pêche. La Commission de Bruxelles devrait faire des propositions en 2011. La seule chose qu’ils espèrent, c’est qu’on les autorise à pouvoir un jour acquérir des quotas de captures anglais ou français.

« Le marché intérieur fonctionne pour tous les secteurs économiques, sauf pour la pêche, qui ne jouit pas de la liberté de circulation des biens et des capitaux, explique Javier Garat, le secrétaire général de la confédération espagnole de pêche (Cepesca). Nous demandons un système de droits de pêche transférables dans toute l’Europe, de manière à pouvoir acheter des quotas dans d’autres pays. »

La France et de nombreux autres pays s’opposent à la création d’un tel marché financier des droits de pêche. « Nous savons très bien que si un tel marché voyait le jour, les entreprises les plus puissantes pourraient racheter des quotas et déséquilibrer l’activité socio-économique de nos littoraux », affirme Philippe Mauguin, le directeur des Pêches au ministère français. Pierre-Georges Dachicourt, le président du Comité national des pêches, est inquiet : « En 2002, les Espagnols étaient nos alliés sur certaines réformes. Si on ne les a plus avec nous aujourd’hui, on risque d’avoir un problème. »

Maria Damanaki, la nouvelle commissaire européenne à la Pêche, est assez prudente. Elle n’est pas contre l’idée des transferts, mais seulement entre pêcheurs du même pays. Comme cela existe déjà au Danemark et aux Pays-Bas. Elle l’expliquera, peut-être, aux pêcheurs bretons qu’elle rencontre aujourd’hui à Brest et demain à Saint-Brieuc.

Lionel CHANGEUR.



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