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Le plancton : un groupe hétéroclites d’organismes qui vivent en suspension dans l’eau

Dernière mise à jour le mercredi 28 décembre 2011

Article paru sur le site "Science.gouv.fr" - Jeudi 22 Décembre 2011
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Le plancton : un groupe hétéroclites d’organismes qui vivent en suspension dans l’eau

Si les expéditions scientifiques comme Tara Océans nous fascinent, il est parfois difficile de s’y retrouver dans les termes employés. Certains sont carrément obscurs pour un néophyte : upwelling, diatomée, autotrophie, ou bloom… Eclaircir les termes les plus fréquemment utilisés sur le pont de Tara, tel est l’objet de la nouvelle rubrique "Tara Sciences" lancée cette semaine par l’équipe de Tara. Et quoi de mieux pour inaugurer cette rubrique que de se pencher sur la base même de l’expédition : le plancton ?!

Que peut bien être le point commun entre une méduse, une micro-algue et une larve de crustacé ? A priori, pas grand-chose ne semble les rapprocher. Et pourtant, tous font partie du plancton. Ordinairement, les groupes d’espèces sont plutôt définis par leurs similitudes, anatomiques ou génétiques, en réalité leurs liens dans le grand arbre de l’évolution (c’est le travail du phylogéniste).

Le plancton : une foule d’espèces flottant et dérivant dans une masse d’eau

Dans le cas du plancton, c’est la niche écologique, le mode de vie dans un environnement précis, qui est le dénominateur commun entre les espèces. Rassemblant ainsi des espèces qui n’ont pourtant pas grand-chose d’autre en commun. La définition du plancton date de la fin du 19ème siècle et est on ne peut plus simple : tout organisme aquatique (marin ou d’eau douce) qui vit en suspension dans l’eau, sans réelles capacités pour se déplacer contre un courant, fait partie du plancton. Le mot même vient du grec ancien Planktos, signifiant « errant ». Ainsi, le plancton regroupe une foule d’espèces, flottant et dérivant dans une masse d’eau, de la larve d’oursin à l’algue unicellulaire, en passant par une foule de virus et bactéries. Pourtant, la définition aujourd’hui acceptée est un peu plus complexe : en effet, l’image d’organismes errants sous la surface, sans aucune façon de se mouvoir, n’est pas tout à fait exacte. Certaines espèces possèdent par exemple des organes simples de locomotion. Ceux-ci leur permettent de migrer la nuit vers la surface pour se nourrir, avant de s’enfoncer dans les profondeurs durant la journée pour échapper aux prédateurs.

Necton et plancton forment le pelagos

La définition serait-elle fausse ? Pas vraiment. Même si ces migrations verticales sont bien réelles, elles n’ont lieu qu’au sein d’une masse d’eau. Contrairement aux autres habitants des mers (cétacés ou poissons, regroupés sous le terme necton), ces animaux sont bel et bien incapables de remonter un courant. Necton (espèces se déplaçant contre le courant) et plancton (espèces errantes) forment ce que l’on appelle le pelagos, regroupant l’ensemble des organismes occupant une colonne d’eau. De ce concept simple de plancton, les scientifiques en ont dérivé une foule de termes : outre le zooplancton (plancton animal) et le phytoplancton (plancton végétal), on parle ainsi de nanoplancton, de picoplancton, de macroplancton ou encore de mesoplancton. Tous ces termes permettent en fait de discriminer l’ensemble du plancton en plusieurs sous-groupes, en fonction de leur taille.

Le nanoplancton rassemble ainsi tous les organismes de l’ordre du micron (un millionième de mètre), alors que le mégaplancton réunit les plus grosses espèces, pouvant se mesurer en centimètres, voir en mètres pour certaines méduses. Cette séparation en fonction de la taille est particulièrement pratique pour les scientifiques sur le terrain.
Sur Tara par exemple, les mailles des filets sont ainsi calibrées pour récolter uniquement certains types de planctons. Une maille de 20 micromètres permettra par exemple de ne récupérer que les espèces supérieures à cette taille, laissant filer nanoplancton, picoplancton et femtoplancton, aux tailles inférieures.

Les enjeux d’une meilleure connaissance du plancton

Mais après tout, pourquoi s’intéresser à des organismes si petits, si différents les uns des autres ? Longtemps peu étudié, les scientifiques se rendent de plus en plus compte de l’importance du plancton. Représentant 98% de la biomasse marine, ce groupe si hétéroclite semble bien avoir une importance considérable dans la chaîne alimentaire, le processus d’acidification des océans ou encore - et c’est la grande question que se pose les scientifiques de Tara Oceans - un rôle complexe dans la régulation du climat. Des influences multiples, qui ne demanderont qu’à être traitées dans de prochains "Tara Sciences" !

Vidéo : Chronique du plancton : Les Protistes, les cellules dans la mer
© CNRS 2010

Rédaction :Yann Chavance

Source :
Tara Sciences 1 : Le plancton, définition, site Internet de Tara Océans

En savoir plus :
Consulter les autres ressources de Science.gouv sur l’expédition Tara Océans

Le site Internet de Tara Océans
Découvrez notamment le journal de bord de Tara et rêvez avec ce récit de l’escale à "Isla del Coco", une île mythique du Pacifique Nord, non loin de l’île de Clipperton.

Le site Internet de Tara Junior, le programme éducatif destiné au public scolaire
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Crédits :

Photographies :
Organisme marin ©M.OrmestadKahikai Tara Oceans
Organisme marin ©C.Sardet-CNRS-Tara-Oceans
Organisme marin ©C.Sardet-CNRS-Tara-Oceans

Vidéo :
La série "Chroniques du plancton" est réalisée par Noé Sardet, Sharif Mirshak et Véronique Kleiner, d’après une idée originale de Christian Sardet (CNRS) de l’Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-mer (UPMC / CNRS) - © CNRS, 2010



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