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Les bébés huîtres meurent à la pelle

Dernière mise à jour le mardi 21 décembre 2010

Article paru sur le site "Rfi.fr" - Mardi 14 Décembre 2010
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Les bébés huîtres meurent à la pelle

L’huître, ultra-prisée en fin d’année, est menacée par une surmortalité inquiétante de ses jeunes depuis trois ans, sans que la raison en soit clairement élucidée. La revue Science et Vie de décembre 2010 consacre un long dossier à la crise sanitaire qui frappe les huîtres, une hécatombe qui touche particulièrement les huîtres de moins d’un an alors qu’il en faut trois pour qu’une larve parvienne à maturité.

Selon certains experts, si la disparition des jeunes huîtres poursuit sa courbe ascendante, celle-ci pourrait toucher 90% de cette population en 2011. Au grand désespoir des ostréiculteurs, « tous les bassins sont concernés, de la Méditerranée à la Normandie en passant par l’Atlantique », relève l’auteur de l’enquête, Lise Barnéoud et, en 2010, « tous les élevages du pays ont constaté une mortalité des jeunes huîtres entre fin avril et mi-juin ».

Pourtant, les spécialistes ne parviennent pas à identifier une cause responsable de ce phénomène alarmant : « Nous ne récupérons que 10 à 20% de notre ensemencement de départ », constate Bruno Amossé, producteur et trésorier du Comité de survie de l’ostréiculture ... des résultats qui, selon la chercheur à l’Ifremer, Nathalie Cochennec-Laureau, doivent être prêtés à « une multitude d’explications environnementales et climatiques », parmi lesquelles : « la température de l’eau, hivers doux, et printemps pluvieux, densité des élevages, présence de virus et de bactéries etc. »

La revue Science et Avenir pointe cinq raisons d’une hécatombe : un virus de l’herpès virulant et mutant, de nombreuses infections bactériennes, des huîtres affaiblies génétiquement , des pratiques d’élevage intensives et une pollution en augmentation.

Les chercheurs de l’Ifremer se penchent actuellement sur des souches susceptibles d’être plus résistantes et qui pourraient être importées d’Asie (Japon, Chine, et Australie). Toutefois, ceci n’est pas sans dicter des principes de précaution pour éviter d’importer des agents infectieux qui pourraient de surcroît déstabiliser nos écosystèmes ...



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